Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Ferrari prudemment devant
Renault sur la bonne voie
La Formule 1 attend l’Europe pour s’exprimer
Onzième sur la grille de départ le week-end dernier en Australie, Fernando Alonso n’avait qu’un objectif en arrivant en Malaisie, se hisser parmi les dix premiers en Malaisie. Aussitôt dit aussitôt fait, avec une septième place sur la grille après le déclassement des McLaren, l’Espagnol peut être satisfait. Très déçu de ne pas avoir réussi à franchir l’écueil de la deuxième phase des qualifications à Melbourne, le double champion du monde se voulait toutefois confiant au vu de l’écart avec les voitures de têtes, finalement plus mince que prévu. Même après une première journée de tests, vendredi à Sepang, où il n’a pas fait beaucoup d’étincelles à cause de problèmes de transmission, le pilote espagnol est resté confiant, sûr des progrès effectués par Renault.
"Nous avons accumulé beaucoup d’informations aujourd’hui et nous allons essayer d’analyser tout cela dans la soirée afin d’en tirer le maximum en vue des qualifications demain", expliquait-il vendredi. L’assurance de l’ancien pilote McLaren s’est vérifiée ce matin, notamment lors de la Q2 durant laquelle il s’est hissé à un peu plus de sept dixièmes de la première place de Felipe Massa. Une performance très encourageante dans la mesure où cette deuxième phase des qualifications est la plus représentative du niveau réel des monoplaces en course.
Une tactique décalée
"Fernando a réussi à placer la voiture en Q3 et même si les temps étaient très serrés, il nous aurait été difficile de faire vraiment mieux", explique Pat Symonds, directeur de l’ingénierie de Renault. À près de trois secondes de la pole position, le temps du pilote espagnol peut paraître particulièrement mauvais. Il s’explique cependant par la tactique adoptée par la firme au chevron. "Nous avons décidé de remplir le réservoir, les temps à atteindre pour avoir une bonne position sur la grille étant probablement hors de notre portée. Une neuvième place dans ces circonstances est donc plutôt acceptable !" continuait Pat Symonds.
La tactique est donc claire pour Fernando Alonso. Le double champion du monde partira le réservoir plein afin de s’arrêter le plus tard possible, voire même de réaliser un arrêt de moins que certains de ses concurrents. "Les écarts semblent très importants entre les dix premiers, on peut donc croire que les choix stratégiques seront très différents d’une voiture à l’autre et avec Fernando, nous sommes loin d’avoir tout sacrifié en qualifications !" assure Denis Chevrier, responsable moteur chez Renault. Le mauvais temps annoncé par les services météorologiques ce week-end n’a sans nul doute pas échappé non plus à l’écurie française. Renault compte non seulement sur le talent de son pilote sur piste mouillée pour réussir de belles choses, mais également sur une consommation moindre par temps de pluie du fait d’une vitesse réduite, voire même l’intervention de voitures de sécurité. "Je suis persuadé que la course sera intéressante avec je l’espère encore quelques points à la clé" assure d’ailleurs le principal intéressé qui se délecte déjà à l’idée de jouer un tour à ses adversaires.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |