Hamilton se relève à Monaco
Les qualifications offrent à Massa une option sur la victoire
Barrichello de la lumière à l’ombre
Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Fernando Alonso n’a cure des bruits qui courent autour de lui ces derniers temps. Ou plutôt, il compte bien les atténuer en se montrant à son meilleur niveau sur la piste. Avec près d’une demi-seconde d’avance sur son coéquipier rival lors de la deuxième partie de la séance de qualification, il avait déjà posé les jalons de sa réussite. Il n’a conservé que 37 millièmes d’avance sur Lewis Hamilton pour obtenir la pole position, mais il a bien prouvé que cette après-midi, il n’y avait qu’un seul maître à bord. Car le double champion du monde a tout de même relégué la Ferrari de Felipe Massa près de six dixièmes et Nick Heidfeld à plus d’une seconde, ne laissant aucun doute planer sur la supériorité des McLaren.
Sur un circuit où la puissance du moteur est l’un des principaux éléments de la réussite, les Flèches d’Argent ont ainsi démontré avec force qu’elles n’avaient guère de rivales sur l’ensemble du circuit. Car si les BMW avec Nick Heidfeld et Robert Kubica ont obtenu les meilleures vitesses de pointe, ce sont bel et bien les deux McLaren Mercedes qui ont été les plus régulières à haut-régime, faisant preuve d’une motricité et d’une vélocité qui ont écœuré la concurrence, Kimi Räikkönen en tête. Non loin de ses rivales dans le premier partiel, le pilote finlandais a perdu beaucoup trop de temps dans les deux suivants, où les longues lignes droites nécessitent une accélération performante. Une demi-seconde de perdu dans chaque secteur, l’addition est beaucoup trop salée pour faire mieux qu’une cinquième place.
Les cartes apparaissent donc une nouvelle fois redistribuées. Visiblement intouchables sur le circuit de Monza, les McLaren ont l’occasion de creuser le trou au championnat du monde si elles ne se font pas piéger au départ par Felipe Massa. Car derrière, il devrait être difficile de suivre la cadence. Bloqué par les deux BMW, Kimi Räikkönen devra réussir la mise en route parfaite s’il ne veut pas être perdre du temps derrière Nick Heidfeld et se faire piéger par Robert Kubica, tapi dans ses rétroviseurs. Encore faut-il qu’il en ait les moyens… Car après son violent accident de samedi matin, il devrait une nouvelle fois monter dans le mulet pour réaliser sa course et donc disposer d’une monoplace moins adaptée à ses réglages personnels. Chez elles, les Ferrari ont l’habitude de réaliser de belles choses, mais si ses supporters verront rouge, ce n’est pas grâce à leurs performances…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |