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Tête de série numéro un de l’Open Gaz de France la semaine dernière, Anna Chakvetadze a fait honneur à son rang pour remporter le septième titre de sa jeune carrière. Elle qui n’a jamais perdu une finale depuis le début de sa carrière professionnelle s’est bien fait quelques frayeurs face à Agnes Szavay (6/3, 2/6, 6/3), mais a tout de même réussi à triompher dans la capitale tricolore pour succéder à Amélie Mauresmo. Depuis un peu plus d’une saison, tout semble ainsi s’être accéléré pour la jeune Russe qui a accumulé les récompenses. Quatre titres à Hobart, ’s-Hertogenbosch, Cincinnati et Stanford, deux quarts de finale de Grand Chelem, à l’Open d’Australie et Roland-Garros, et une demi-finale à l’US Open, l’ont clairement fait passer de l’ombre à la lumière.
Anna Chakvetadze n’a pas encore 21 ans qu’elle fait déjà figure d’habituée du top 10 mondial. 371e joueuse mondiale en 2004, elle a terminé sa première véritable saison professionnelle au 88e rang du classement WTA, pour entamer trois années d’amélioration constante. Mais c’est véritablement la saison 2007 qui l’a vue réaliser les progrès les plus importants et s’imposer comme une joueuse toujours plus dangereuse.
Un mental d’acier
Face à la puissance des meilleures joueuses mondiales, cette frêle jeune fille (ndlr : 1m70, 58kg) ne s’impose pas par la violence de ses coups. Si physiquement, elle s’est renforcée pour mieux résister et surtout durer, Anna Chakvetadze reste fragile. Elle est ainsi arrivée à Paris à peine remise de douleurs au poignet, et souffrant du dos et de la hanche. Mais la jeune Russe a clairement progressé dans la gestion de ses efforts et de ses rencontres, pour se montrer aujourd’hui très forte mentalement. Une montée en puissance sereine depuis le début de sa carrière professionnelle lui a apporté une confiance indéniable. Et l’expérience des gros matchs, acquise la saison dernière paie clairement.
Après de mauvais débuts face à Amélie Mauresmo puis Marion Bartoli, en quart et en demi-finale de l’Open Gaz de France, elle n’a lâché aucun point, pour finalement s’imposer à chaque fois en trois sets. Elle qui était souvent critiquée pour ses tendances à lâcher ses matchs dans les moments les plus difficiles, affiche aujourd’hui un mental à toute épreuve. De quoi compenser quelques lacunes physiques encore présentes, et la rapprocher de son objectif cette saison, une finale d’un tournoi du Grand Chelem. Et elle n’envisagera pas de repartir sans le trophée...
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |