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Sa blessure à l’épaule contractée il y a près de trois mois pourrait l’empêcher de revêtir une dernière fois le maillot du Stade Français avant de faire quelques kilomètres et de signer au Metro Racing 92. Si David Auradou met les bouchées doubles pour partir de "son" club sur une bonne note et un sixième titre de champion de France, sa présence lors du dernier match du championnat et des demi-finales n’est pas encore assurée. Au contraire de Mike James, qui a reçu tous les honneurs du Stade Français après sept ans de bons et loyaux services, le capitaine parisien pourrait donc quitter une équipe qu’il a vu grandir depuis plus de dix ans en catimini.
Le deuxième ligne a pourtant tout connu dans le club de la capitale. Arrivé en 1996 alors que le club vient à peine de remonter dans le groupe A2 de première division, il a été l’une des pierres angulaires du succès du Stade Français, remportant pas moins de cinq titres de champions de France depuis 1998. Au point de faire de lui le capitaine respecté de l’équipe, une charge qu’il n’a pas toujours acceptée comme le glissait Peter de Villiers il y a quelques années, et que d’autres auraient voulu lui ôter du fait d’un jeu trop rugueux et d’une indiscipline latente. Son comportement lui a certainement valu une carrière en demi-teinte en équipe de France. Avec 40 sélections mais surtout plus aucune apparition depuis 2004 sous le maillot Bleu, David Auradou semble être passé à côté d’une partie importante de sa carrière en équipe de France…
Rugueux mais solide
S’il n’est pas réputé pour sa finesse dans le jeu, ni sa technique, son efficacité à son poste n’est plus à démontrer. Solide deuxième ligne, son gabarit (2m, 108 kg) a fait de lui un atout maître du Stade Français qui disposait d’un joueur sur lequel il pouvait s’appuyer que ce soit en mêlée, mais surtout en conquête où bon nombre de ses adversaires ont souffert de sa force en touche. Guerrier de la première heure, il n’a pas pour habitude de lâcher facilement et tire sa force de cette pugnacité. Dur sur l’homme, il use ses adversaires, faisant le travail sans rechigner. Un travail de sape qui risque de manquer fortement au Stade Français qui perd son capitaine emblématique et l’un de ses cadres les plus solides. En fin de carrière, à bientôt 34 ans, David Auradou ne semblait toutefois plus assez concerné par la vie du club parisien mais davantage attiré par le défi du Metro Racing 92 au sein duquel il pourra peut-être se reconvertir. Après dix ans passés dans un seul et unique club, le changement va toutefois être de taille…
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