Auxerre attend la fin avec impatience
Auxerre envisage l’agrandissement de son stade
Auxerre prend soin de ses supportrices
Chafni le déclencheur
L’empire roumain envahit la Bourgogne
Riou indisponible jusqu’à la fin de la saison ?
Un paradoxe. Si les Auxerrois ont assuré leur maintien le week-end dernier, ils ont une nouvelle fois quitté le pré vert avec une lourde défaite, face à Monaco (0-3). Cette dernière ne serait qu’anecdotique si elle était isolée. Mais depuis plusieurs semaines, ce genre d’incident a tendance à se reproduire. Face à Saint-Étienne d’abord (1-3), puis face au Mans (0-3) ou à Paris (1-3). La fin de saison bourguignonne n’était pourtant pas sans enjeu puisque jusqu’à cette fameuse 37e journée, l’AJA n’avait pas acquis ce fameux maintien. Mais encore une fois, les joueurs n’ont pas montré le plus attrayant ni le plus solide des visages, manquant même parfois d’implication dans leur jeu. Déjà au Parc des Princes, ils avaient montré des signes de découragement, n’indiquant qu’une révolte légère, comme si la saison était terminée depuis longtemps.
Face à Monaco, ils n’ont tenu qu’une mi-temps, bousculant les Monégasques durant les 45 premières minutes. Mais une fois encore, les mêmes maux sont apparus. Un manque criant de réalisme d’une équipe dont les joueurs qui arrivaient encore à faire la différence en début d’année, à l’image de Daniel Niculae, ont levé le pied et n’arrivent plus à faire basculer un match à eux tout seul. Et surtout un bloc-équipe qui ne tient plus avec assez de fermeté les rencontres qu’il dispute.
Le bloc éclate
Défensivement, l’homogénéité et la solidarité n’ont pas disparues, mais se sont considérablement amoindries, affaiblissant le collectif dans son ensemble. Pour une équipe qui se reposait en grande partie sur sa solidarité défensive et avait tendance à beaucoup se replier pour opposer un mur à ses adversaires, ce manque d’implication et d’union collective a été fatal. Défensivement, la solidité n’est plus de mise et offensivement, les problèmes sont de plus en plus nombreux. L’AJA avait en effet construit son système d’attaque sur un jeu de contre. Mais sans réelles bases solides ces dernières semaines, il lui est difficile de se montrer plus efficace que ces cinq buts inscrits lors des dix dernières rencontres.
Faiblesse psychologique ou fatigue physique, les raisons invoquées sont nombreuses. "On a fait une saison très difficile quand on sait d’où on vient depuis le début. Depuis début septembre, on a beaucoup donné pour recoller. On a beaucoup donné et il y avait de la fatigue" expliquait Jean Fernandez après la défaite des siens le week-end dernier. Progressivement, la fatigue semble s’être surtout teintée de lassitude qui n’a été parfois vaincue que par cette menace de relégation. C’est donc avec un soulagement non dissimulé que les Bourguignons voient arriver la fin d’une saison difficile et peu enrichissante. Leur rôle à jouer dans l’attribution du titre de champion de France, samedi soir face à Lyon pourrait réveiller une dernière fois les ardeurs icaunaises, à moins que celles-ci ne soient définitivement endormies…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |