Paris bienheureux
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Auxerre 6-2 Nice a.p. (mi-temps : 1-1)
Buts : Pedretti (5e), Oliech (90e et 110e), Maoulida (105e et 118e) et Jelen (115e) pour Auxerre, Ederson (15e sp), Job (85e) pour Nice
Arbitre : Hervé Piccirillo
Avertissements : Lejeune (65e) pour Auxerre, Ederson (21e), Bamogo (45e) pour Nice
Expulsion : Hellebuyck (45e)
Auxerre : Sorin, Chafni, Mignot, Traoré, Tamas (Maoulida 85e), Jaurès (Lesage 64e), Pedretti, Kahlenberg (Jelen 75e), Lejeune, Oliech, Niculae. Entr. : Jean Fernandez
Nice : Létizi, Kanté, Abardonado, Gace (Job 24e), Echouafni, Balmont, Hellebuyck, Ederson, Diakite (Barul 61e), Kone (Rool 46e), Bamogo. Entr. : Frédéric Antonetti
Maintes fois critiqué pour son manque de caractère en début de saison, Auxerre a démontré ce soir que son état d’esprit est loin d’être défaillant. Rapidement rejoints au score après l’ouverture du score de Benoît Pedretti et surtout menés à quelques minutes de la fin du temps réglementaire par des Niçois réduits à dix mais opportunistes, les Bourguignons ne se sont pas laissés abattre malgré un manque de réussite et de réalisme qui aurait pu leur coûter très cher. Car si la victoire est finalement très large (6-2), elle a mis longtemps à se dessiner et doit autant aux qualités des attaquants auxerrois qu’aux défaillances physiques d’Aiglons épuisés après une mi-temps et des prolongations disputés à dix contre onze.
Élément déclencheur, l’expulsion de David Hellebuyck, pour un pied haut sur Kamel Chafni dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, a permis aux Auxerrois de poser plus facilement leur jeu. Jusque là, les attaques de l’AJA s’étaient en effet souvent résumées à de longs ballons vers l’avant pour Daniel Niculae ou Dennis Oliech. Loin d’être totalement inefficace au vu des difficultés de la défense azuréenne à marquer correctement les attaquants auxerrois et de leur facilité à être surpris par ses longues transversales, la tactique n’est cependant pas très prolixe.
Quatre minutes de trop
Avec un élément en moins côté niçois, les Auxerrois ont davantage cherché à construire leurs actions et à porter le ballon jusqu’aux attaquants. Thomas Kahlenberg et Benoît Pedretti ont retrouvé un rôle plus important dans l’entrejeu, apportant en même temps plus de percussion au secteur offensif, désormais soutenu. Mais si les occasions se sont faites de plus en plus précises et nombreuses, elles n’ont pas été concrétisées. Profitant de ce manque de réalisme et malgré la sortie de Bakary Koné à la mi-temps et l’entrée de Cyril Rool pour combler quelques espaces dans l’entrejeu, les Aiglons ont alors profité des espaces pour contrer. Joseph-Désiré Job se chargeant de punir des Auxerrois quasiment totalement portés vers l’avant… (84e).
Malheureusement pour eux, ils n’ont pas su tenir le score et ont cédé face à la fougue de Dennis Oliech dans les arrêts de jeu. Le coup pris sur la tête était trop fort, malgré de la résistance dans le premier quart d’heure des prolongations, le sort de l’OGC Nice a été scellé par Toifilou Maoulida juste avant la pause (105e). L’orage auxerrois s’est ensuite abattu sur la tête d’Aiglons qui n’avaient plus la force de répondre.
Un renouveau offensif ?
Tout autant que la victoire, l’ampleur du score, même si elle doit être teintée par la fatigue niçoise, a de quoi satisfaire Jean Fernandez. Le pari de l’entraîneur auxerrois avec les entrées successives de Jean-Michel Lesage, Ireneusz Jelen et Toifilou Maoulida a payé : avec un 3-5-2 offensif, l’AJA a finalement obtenu assez de percussion pour mettre un terme à la résistance azuréenne. Les six buts inscrits par l’AJA ajoutés aux cinq marqués en championnat face à Lorient ont ainsi rendu le sourire à une formation qui a longtemps eu du mal à marquer depuis le début de la saison.
Ce soir, chaque attaquant y est allé de son but, Toifilou Maoulida et Dennis Oliech se payant le luxe de signer chacun un doublé. Ce dernier a d’ailleurs réalisé une prestation très remarquée. Véritable poison pour la défense adverse, il a beaucoup dérangé les Niçois par ses appels dans le dos de l’arrière-garde et par une mobilité constante. Auteur du but égalisateur en fin de match, il délivre les siens sur la quatrième réalisation bourguignonne de la soirée, synonyme de qualification assurée. Jean Fernandez a de quoi se réjouir : en plus de la victoire il a retrouvé un attaquant qui pourrait faire de gros dégâts dans les prochaines semaines.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |