jeudi 18 mars 2010




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Football - Coupe de la Ligue
Après PSG-Auxerre (3-2)
Auxerre n’assure pas ses arrières
La Page des Sports - Le 27 février 2008

Malgré un redressement défensif opéré lors de ces dernières semaines, l’AJ Auxerre a de nouveau connu des problèmes hier soir face au Paris Saint-Germain. En difficulté pour afficher de l’agressivité et de la volonté dans les duels, l’arrière-garde bourguignonne a encaissé autant de buts en une soirée que lors des six derniers matchs de Ligue 1.


Mardi soir face au Paris Saint-Germain, l’AJA est retombée dans ses vieux travers. Pourtant, la 17e défense de Ligue 1 avait retrouvé des couleurs ces dernières semaines. Plus stable, plus solide, elle n’avait encaissé que trois buts lors des six derniers matchs de championnats, comme secouée d’une prise de conscience nécessaire après la déroute subie à Bordeaux (4-1) lors de la 20e journée du championnat. Mais au Parc des Princes, les Bourguignons sont de nouveau apparus fragiles et en difficulté face à une formation parisienne qui a mis beaucoup de rythme, notamment en première période. "On a un peu de regrets, mais sur la première mi-temps on ne mérite pas d’aller en finale. À Nice, en championnat on est mauvais tout le long et on a eu la chance de gagner. Là, on a manqué d’ambition dans le jeu, on est un peu jeune et naïf", confirmait après le match le capitaine auxerrois, Benoît Pedretti.

Des côtés en difficulté

Bousculés par une formation parisienne décidée, les Auxerrois ont montré un manque d’engagement voire d’agressivité dans les duels, et la défense bourguignonne ne s’est pas montrée aussi sereine que lors des semaines précédentes. Privé de Gabriel Tamas côté droit, Jean Fernandez a aligné Frédéric Thomas dans le couloir, en espérant que ce dernier profiterait de quelques espaces pour se porter vers l’avant. Mais débordé par l’activité de Jérôme Rothen, l’Auxerrois n’a pas eu de véritables opportunités de monter d’un cran, ni de combiner beaucoup avec Kamel Chafni. Les flancs de la défense auxerroise ont d’ailleurs été soumis à rude épreuve durant toute la rencontre, permettant aux Parisiens d’y trouver beaucoup d’espaces et de s’y faufiler à loisir.

Car Jean-Sébastien Jaurès a également eu du mal face aux percussions de Ceara ou Bernard Mendy, qui lui ont fait très mal sur les débordements. Souvent modifiés depuis le début de la saison, les côtés de la défense icaunaise reste l’un des problèmes les plus épineux à résoudre pour Jean Fernandez, notamment face à une équipe qui met du rythme dans la partie et n’hésite pas à écarter son jeu. Surtout, les latéraux ont toujours du mal à s’avancer et à participer à l’effort offensif, d’autant plus face à une formation qui les a obligés à rester cantonnés dans leur moitié de terrain.

À trop subir, Auxerre se met en difficulté

Heureusement pour le technicien icaunais, il dispose d’une charnière centrale qui n’a pas tardé à retrouver ses automatismes, malgré l’absence de Sammy Traoré durant la Coupe d’Afrique des nations. Le duo qu’il forme avec Stéphane Grichting, autoritaire ces dernières jours, a toutefois eu plus de mal face à Paris, manquant parfois d’impact. Il ne faut toutefois pas négliger l’apport régulier des milieux défensifs.

La tendance de l’équipe à beaucoup subir le jeu adverse laisse sa défense souvent en difficulté et obligée de parer au plus pressé sans avoir la possibilité de s’organiser. Face aux Parisiens hier soir, il n’a pas été rare de voir Sammy Traoré s’exiler sur les côtés pour combler les vides. Et sur les coups de pieds arrêtés, le marquage a été très aléatoire, les membres de l’arrière-garde bourguignonne paraissant perdus et davantage préoccupés du sort du ballon que de leur vis-à-vis. Fort logiquement, dès lors que l’AJA a cherché à aller vers l’avant, sa défense a été soulagée et a connu beaucoup moins de difficultés. Reste que le style de jeu auxerrois n’est pas de ceux qui permettent à son équipe de mettre la pression sur son adversaire, bien au contraire. Et tant que la défense ne trouvera pas les bons ingrédients pour combler ce manque d’audace par une solidité sans failles, les ambitions bourguignonnes plus hautes que le maintien après la victoire obtenue à Nice (2-1), devront être réduites à la baisse. À moins que Jean Fernandez ne change son fusil d’épaules et pousse ses joueurs à aller davantage vers l’avant.

Marie Ange Kostoff

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