Auxerre envisage l’agrandissement de son stade
Auxerre prend soin de ses supportrices
Chafni le déclencheur
L’empire roumain envahit la Bourgogne
Riou indisponible jusqu’à la fin de la saison ?
Auxerre chamboule tout
Auxerre 3-2 Saint-Étienne ap (mi-temps : 2-1)
But : Niculae (37e), Kahlenberg (41e) et Thomas (96e) pour Auxerre, Gigliotti (27e), Dernis (83e) pour Saint-Étienne
Arbitre : Laurent Duhamel
Avertissement : Riou (83e) pour Auxerre, Loïc Perrin (87e), Dernis (90e), Gomis (112e) pour Saint-Étienne
Saint-Étienne : Janot, Tavlaridis, Nivaldo, Varrault, Landrin, Perrin, Matuidi (Guarin 46e), Dernis, Douala (Ilan 46e), Gigliotti (Gomis 71e). Entr. : Laurent Roussey
Auxerre : Riou, Marcos Antonio, Mignot, Grichting, Jaurès, Thomas, Kahlenberg, Chafni, Ba (Oliech 63e), Lesage (Jasse 110e), Niculae (Kitambala 80e). Entr. : Jean Fernandez
Saint-Étienne avait pris de bonnes résolutions. Dominateur lors de leurs deux rencontres face à Auxerre à l’automne 2007, il n’avait jamais trouvé la solution pour battre les Bourguignons. La nouvelle année ne leur a pas apporté plus de réussite en Coupe de France. Pourtant, les Stéphanois se sont une nouvelle fois donné du mal, notamment en première période. Alors que Jean Fernandez choisit de faire tourner son effectif, c’est un onze de départ assez proche du onze-type que Laurent Roussey lance sur la pelouse. Une volonté louable et efficace au vu de la domination, notamment technique, des Verts durant une grande partie de la première période. Mais comme lors des deux dernières confrontations entre Auxerre et Saint-Étienne, l’ASSE pousse, touche du bois sur une jolie frappe brossée de Geoffrey Dernis (18e), marque même en premier par David Gigliotti (27e), pour finalement se faire piéger par l’AJA (2-3 ap).
Auxerre réaliste et bien en place
Pressants, les Verts se sont constamment heurtés à une équipe auxerroise se plaisant à évoluer très bas. Joueurs, ils ont cherché les solutions techniques pour tenter de trouver des espaces dans la forêt de joueurs bourguignons mais ont souvent trouvé sur leur chemin un pion auxerrois. Malheureusement pour Saint-Étienne, Auxerre a gagné en réalisme au fil des semaines, comme il l’avait fait en Coupe de la Ligue grâce à Sammy Traoré (1-0 ap). L’AJA sait surtout exploiter les failles de son adversaire. Et celles de Saint-Étienne sur coup de pied arrêtés se sont une nouvelle fois fait sentir, le marquage peu serré sur Daniel Niculae et Thomas Kahlenberg conduisant aux deux buts icaunais (37e et 41e).
Une fois l’avantage pris au tableau d’affichage, il n’est jamais aisé de renverser la vapeur face à l’AJA tant les hommes de Jean Fernandez se recroquevillent dans leur moitié de terrain. Cette fois encore, les locaux n’ont pas dérogé à leurs habitudes et ont progressivement éteint leurs envies attaque, laissant le seul Daniel Niculae en pointe. Les quelques montées de Jean-Michel Lesage voire celles de Kamel Chafni ont été réduites à peau de chagrin, chacun se concentrant avant tout sur sa tâche défensive. De l’autre côté, les entrées d’Ilan et de Bafetimbi Gomis ont bien donné plus de percussion aux attaques stéphanoises, mais elles n’ont pas permis aux Verts de profiter du manque d’allant auxerrois. C’est surtout Geoffrey Dernis qui a poussé les siens vers l’avant et s’est montré le plus dangereux, son but en fin de rencontre récompensant une activité intense (83e).
Mais la désorganisation des Verts dans les prolongations les a empêchés de croire en leurs chances de victoire et l’absence de Blaise Matuidi à la récupération, remplacé par Freddy Guarin à la mi-temps, s’est alors fait sentir avec beaucoup plus de certitudes. L’AJA a multiplié les situations de contre sur lesquelles Jean-Michel Lesage et Frédéric Thomas se sont souvent retrouvé au centre du terrain, guère attaqués pour servir leurs coéquipiers dans la profondeur. Le troisième but auxerrois inscrit à la 96e minute par Thomas, les Icaunais n’avaient alors plus qu’à fermer à double-tour. Et cette fois ils ont bien gardé la clé.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |