Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Ferrari prudemment devant
Renault sur la bonne voie
La Formule 1 attend l’Europe pour s’exprimer
L’écurie BMW elle-même n’aurait pas misé sur de tels débuts. Deuxième et cinquième de la première séance de qualification de la sasion, Robert Kubica et Nick Heidfeld, pourtant les premiers à souligner le manque d’équilibre, de performance, et même de fiabilité de leurs monoplaces durant les essais hivernaux, ont été surpris par leur place sur la grille. Selon la presse allemande, la firme suisse aurait caché certains résultats de la campagne de tests effectués ces derniers mois et volontairement amoindri ses performances. L’explication du succès des BMW en Australie semble cependant se trouver ailleurs. "La voiture de cette année est assez difficile à équilibrer, spécialement lorsqu’il y a du vent" se plaignait Robert Kubica après la séance de qualification. Les caractéristiques techniques de la monoplace allemande et son aileron avant imposant, qui lui permet de disposer d’appuis élevés et d’avoir une tenue de route très performante, font ainsi merveille sur la piste australienne.
Une voiture idéale pour l’Australie
Après avoir connu des problèmes de pneumatiques au début du week-end, les forts appuis sollicitant davantage les gommes et les usant plus vite, BMW a réussi à ajuster tous ces paramètres pour s’adapter avec efficacité à une piste qui demande beaucoup d’appuis, notamment dans les virages rapides. "Après que les premiers tests hivernaux avec la F1.08 ne se soient pas bien passés, nous pouvons continuer de dire que nous travaillons dur et que nous progressons", assure Nick Heidfeld, satisfait de sa cinquième place. "Sans sa grosse glissade dans son tour final, Robert aurait très probablement été en pole. Se positionner sur les trois premières lignes était ce que nous ambitionnions", renchérit quant à lui Mario Theissen, le directeur de BMW Motorsport. Pour une première sortie sans l’antipatinage, lors de laquelle beaucoup de pilotes manquaient encore de repères sur les performances de leur voiture en compétition, la différence entre les meilleurs s’est faite sur la stabilité de la voiture, celle-ci se devant de rester avant tout sur la piste et éviter les pièges dans les virages rapides.
Une redistribution des cartes ?
Alors que le Grand Prix d’Australie s’annonçait comme la première étape d’un duel entre McLaren et Ferrari, c’est davantage vers une lutte entre les Flèches d’Argent et BMW qu’on se dirige. S’il faudra encore attendre la course pour juger des comportements de chaque monoplace durant de longs relais, et non plus lors de quelques tours rapides comme les qualifications, ces dernières ont déjà donné quelques éléments sur le potentiel de chaque écurie et pilote. "Je pense que nous sommes assez forts sur le rythme de course. Nous avons eu quelques bons longs runs. Tout dépend de la durée du premier relais. Je veux dire, après avoir fait une saison, vous pouvez normalement faire une estimation, mais pas lors de la première course avec de nouveaux règlements" estime Mario Theissen, qui espère fêter demain la première victoire de l’histoire de BMW Sauber. Mais peut-être pas la dernière.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |