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La Formule 1 attend l’Europe pour s’exprimer
Jamais depuis 2002, alors que BMW était associé à Williams, l’écurie allemande n’avait réussi de tels débuts avec 19 points au compteur après seulement deux courses. L’optimisme n’était pourtant pas de mise en début de saison chez les vice-champions du monde, mais après deux Grands Prix, la réussite est d’ores et déjà au rendez-vous et les ambitions de plus en plus grandes. "Nous avons remédié à ça étape par étape. Il s’agissait d’affiner l’ensemble du package, ce que nous avons réussi à faire à travers des dizaines de petits travaux d’aménagement", explique Mario Thiessen, le patron de BMW. "Sur le plan aérodynamique, nous avons optimisé les ailerons avants, les déflecteurs et le fond plat. Au niveau de la mécanique, par exemple, nous avons modifié la suspension avant. Ce sont là autant de modifications que vous ne pouvez pas voir mais qui contribuent à une amélioration significative des performances."
Après de très bonnes qualifications en Australie, mais des difficultés en course pour Robert Kubica à onze tours de l’arrivée, Nick Heidfeld a démontré que la voiture était capable de soutenir les meilleurs en course en ne terminant qu’à cinq secondes de Lewis Hamilton. Bien aidé par les interventions multiples de la voiture de sécurité, le pilote allemand a toutefois confirmé ses bonnes dispositions la semaine suivante en terminant à la sixième place. Les deux voitures ont même terminé dans les points grâce à la deuxième place de son coéquipier, à moins de 20 secondes de Kimi Räikkönen.
Une voiture faite pour Sakhir
De là à espérer grappiller encore quelques centièmes de seconde et lutter pour la victoire ce week-end sur le circuit de Sakhir, il n’y a qu’un pas que beaucoup espéreraient franchir chez BMW. D’abord parce que l’écurie est un peu chez elle dans le royaume de Bahreïn où sont installés le BMW Performance Center, qui accueille les stages de conduite BMW, et l’école de pilotage de Formule BMW. Mais surtout parce que ses monoplaces possèdent les qualités nécessaires pour réussir de belles performances sur la piste moyenne-orientale.
"Nous serons de retour à Bahreïn très motivés. Nous visons à maintenir le même niveau de performance que celui montré jusqu’ici" souligne Mario Thiessen. Depuis le début de la saison et grâce à un aileron avant imposant, les monoplaces allemandes disposent d’une stabilité intéressante. Grâce à ces appuis élevés, elles espèrent donc disposer d’une longueur d’avance sur leurs concurrentes sur un circuit qui demande beaucoup de grip dans les virages lents dont il faut sortir rapidement.
Des lacunes encore handicapantes
Reste toutefois un problème important à régler pour l’écurie allemande. Car si elles disposent d’appuis élevés qui pourraient beaucoup lui servir à Sakhir, elles manquent encore de la vélocité qui leur permettrait de faire la différence, que ce soit dans les virages, mais également dans les quatre longues lignes droites que comportent la piste bahreïnie. "D’une part, la lenteur de nombreux virages réclame des appuis élevés. D’autre part, une bonne vitesse de pointe est très importante. Une bonne motricité est également une priorité" confirme Mario Thiessen, relayé par Robert Kubica.
"Pour le moment, nous manquons un peu de vitesse pure, pas beaucoup, mais nous y travaillons. Et je l’espère, un jour, nous serons en mesure d’y parvenir." Les progrès sont indéniables mais le travail est encore colossal pour grappiller les quelques dixièmes de seconde qui sépare les BMW des meilleures. Mais si elles ont résolu les problèmes de stabilité sous le vent rencontrés durant les essais hivernaux, cet écart pourrait bien être en partie comblé sur le circuit de Bahreïn.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |