Hamilton se relève à Monaco
Les qualifications offrent à Massa une option sur la victoire
Barrichello de la lumière à l’ombre
Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Rubens Barrichello a tout connu en Formule 1. Avec 257 Grands Prix disputés, le Brésilien qui a commencé sa carrière il y a maintenant quinze ans, se présente comme le plus expérimenté du paddock depuis le départ de Michaël Schumacher à la retraite. Un départ qui a dû le soulager, lui qui a souffert d’avoir vécu dans l’ombre du septuple champion du monde pendant cinq ans sans jamais disposer de la possibilité de prendre le meilleur sur le pilote allemand. "Lorsque j’ai signé mon contrat, rien n’indiquait que les pilotes auraient un traitement différent. J’ai souvent été en colère à propos de cette différence car les luttes ont toujours été inégales" révélait-il récemment pour expliquer son départ de la Scuderia.
Le projet sportif de Honda et surtout l’assurance de pouvoir lutter à armes égales avec son nouveau coéquipier, Jenson Button, ont appuyé sa décision. Les débuts avec la formation nippone se présentaient même sous les meilleurs auspices, Rubens Barrichello inscrivant 30 points dès sa première année chez Honda pour finir à la septième place du championnat du monde. Mais la lune de miel a été de courte durée.
Les difficultés s’accumulent
Deux ans et demi après avoir quitté Ferrari, Rubens Barrichello n’a plus la même aura dans le paddock. Respecté pour son palmarès (neuf victoires, 13 poles positions, 61 podiums et 519 points marqués), le Brésilien n’est plus aussi décisif sur les circuits. De l’homme capable d’inscrire des points à chacune de ses sorties, il est passé à celui qui peine à ramener sa monoplace à bon port. En 2007, son meilleur résultat a ainsi été une neuvième place en Grande-Bretagne. Depuis le début de l’année, il a déjà abandonné deux fois, sa plus belle performance se trouvant à Marama, dans le royaume de Bahreïn, où il a fini 11e.
Les difficultés de Honda à trouver une voiture solide et efficace n’ont pas aidé le vétéran des pilotes à rester à son plus haut niveau, l’écurie nippone n’inscrivant que neuf points ces deux dernières années. Pourtant, l’ancien lieutenant de Michaël Schumacher reste optimiste et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. "Je ne sais pas si j’irai jusqu’aux 300 Grands Prix, mais j’essaierai, car un de mes amis avait l’habitude de dire que la course était dans mon sang et c’est ce que je ressens" assurait le Brésilien lors du Grand Prix de Turquie.
Les espoirs demeurent
Il est en effet resté un pilote agressif, qui tente de tirer le meilleur de sa monoplace et d’entretenir sa hargne en ne se laissant jamais faire par ses jeunes adversaires, même lorsqu’il faut lutter pour une place en bas de tableau. Quelques bonnes places en qualification, que ce soit à Monaco la saison dernière (neuvième) ou en Australie en début d’année (10e) ont d’ailleurs prouvé qu’il avait conservé un pilotage agressif et rapide et pouvait encore réussir de belles choses en Formule 1. Reste seulement à savoir si Honda lui donnera la possibilité de prolonger encore sa longue carrière. "Rubens veut être rapide et s’il l’est il sera là la saison prochaine. Si ce n’est pas le cas il ne fera plus partie de l’équipe, c’est aussi simple que ça" assure Nick Fry, le directeur de l’écurie.
De meilleurs résultats et des points inscrits assureraient donc la longévité de Rubens Barrichello chez Honda. Le Grand Prix de Monaco qui se disputera à la fin de la semaine pourrait d’ailleurs lui offrir une belle occasion de se signaler. "Ce sera mon 16e Grand Prix de Monaco donc je connais vraiment très bien ce circuit ! Comme tout le monde, Monaco est un des mes tracés favoris et j’ai déjà rencontré le succès ici par le passé, j’ai terminé quatre fois sur le podium. J’aime beaucoup les qualifications à Monaco, c’est un des plus gros challenge de l’année..." Et l’un des plus gros challenges de sa fin de carrière…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |