Malherbe à l’attaque contre le racisme
Malherbe retiré du monde
Jérémy Sorbon - "Il faut se réveiller"
Caen tâtonne sur la route du maintien
Trois forfaits caennais de plus contre Nancy
Caen sans Gouffran contre Nancy
Caen est huitième après avoir connu les profondeurs du classement. Qu’arrive-t-il au Stade Malherbe en ce moment ?
C’est vrai qu’on ne pensait pas être si haut dans le classement. Pour l’expliquer, on doit mentionner la grosse force collective qui anime ce groupe. Ça rejaillit sur le terrain, parce qu’on se sent bien ensemble, parce qu’on a envie de vivre de belles joies. On se dépouille pour le collègue et c’est ce qui nous permet de faire la différence en ce moment.
Bientôt arrivé à mi-championnat, quel bilan dressez-vous de cette première partie de saison pour le Stade Malherbe ?
On a eu un match-déclic, c’était le match contre Toulouse en Coupe de la Ligue. Depuis ce match, on n’arrête pas d’engranger des points. On reste sur six victoires, trois nuls et une défaite, avec des matchs très difficiles. C’est vrai qu’on a connu une première partie laborieuse, et là une deuxième très belle. Il reste encore deux quarts de championnat. Le chemin est encore long à parcourir. Ne nous enflammons surtout pas. Il reste encore beaucoup de points à prendre. Et c’est bien d’avoir pu prendre tous ces points avant la trêve.
Un milieu de plus pour faire la différence
Quels ont été les changements qui ont permis à Caen de redresser la pente ?
Le changement principal, c’est le joueur supplémentaire au milieu de terrain qu’on a décidé de placer. Ça nous aide, car on se sent mieux collectivement. On joue nettement plus ensemble qu’en début de saison. On avait à l’époque une équipe qui était souvent coupée en deux. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, ou en tout cas beaucoup moins. La différence s’est faite à ce niveau là je pense.
Franck Dumas tente beaucoup de changements tactiques à chaque match, plaçant des joueurs à des postes différents de ceux auxquels ils sont habitués, comme Rémy Gomis qui s’est retrouvé milieu offensif contre Lyon, alors qu’il est habitué à jouer à la récupération. Qu’est-ce que ça vous inspire ?
C’est bien de pouvoir le faire. C’est aussi la force de ce groupe. Ça montre la qualité individuelle des joueurs. On a un effectif assez large pour faire tourner sans affaiblir l’équipe, tout en faisant quelques ajustements, comme Rémi Gomis sur le côté droit contre Lyon. Ça, c’est très intéressant.
"Le groupe a toujours bien vécu"
De tous les systèmes de jeu mis en place par Franck Dumas, quel est celui dans lequel vous-vous sentez le mieux ?
Personnellement, je me sens mieux dans l’axe qu’ailleurs. Dès que je suis excentré, je me sens un peu moins bien. Je me sens bien dans le collectif caennais d’une manière générale. Mais forcément dès qu’on est un de plus au milieu, dans un 4-5-1, ça fait du bien. Face à des adversaires comme Lyon, on court beaucoup après le ballon, donc c’est important d’être aussi nombreux au milieu.
Depuis plusieurs matchs vous êtes associé à Anthony Deroin à la mène. Comment jugez-vous votre entente sur le terrain ?
C’est vrai qu’Anthony Deroin est de retour depuis plusieurs matchs, et on s’entend bien tous les deux. On joue avec des qualités différentes, mais on joue toujours au service du collectif. Ça c’est très important. L’équipe gagne. En ce moment tout va bien.
Est-ce que l’ambiance au sein du groupe a toujours été aussi bonne ?
Le groupe a toujours bien vécu. C’est sûr qu’il y a plus de sourires, plus de confiance, plus de sérénité. Mais même dans les mauvais résultats au début, le groupe s’est montré solidaire et c’est d’ailleurs grâce à ça qu’on a remonté la pente. Il y a eu une prise de conscience collective. On a beaucoup parlé. C’est bien d’avoir connu cette mauvaise passe dès le début du championnat, parce qu’on a pu rectifier le tir par la suite. On n’a pas plongé, ce qui démontre une grosse force de caractère.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |