Une défaite lensoise pour se relancer
Frédéric Déhu à la retraite
Loïc Rémy profite de l’hospitalité nordiste
Lens a de bons côtés
Lens remporte le derby contre Valenciennes
Julien Sablé - "Il faut sauver le club" (vidéo)
Sur la pelouse de Berne ce soir, il y avait comme un air de déjà vu. Non pas que les Lensois aient eu à affronter les Suisses ces dernières années en tour préliminaire de la Coupe de l’UEFA, mais Guy Roux avait décidé d’aligner le même onze de départ que celui qu’il avait choisi pour affronter le PSG dimanche. À une exception près. Milan Bisevac remplaçait Vitorino Hilton, blessé à la cuisse. Et du coup, les Lensois ont livré une prestation semblable à celle proposée devant le PSG il y a quelques jours, dominateurs durant une mi-temps, dominés dans l’autre.
Dans ces conditions, les Sang et Or ramènent un bon point de Suisse, d’autant plus que l’addition aurait pu être bien plus lourde. Suite à une faute peu évidente de Lucien Aubey sur Joao Paulo dans la surface de réparation, ce dernier cherche à se faire justice sur penalty. Mais Vedran Runje anticipe bien et boxe le ballon en corner. Finalement, c’est Calvano Tiago qui ouvrira le score pour Berne 20 minutes plus tard, imité par Olivier Monterrubio à un quart d’heure de la fin du temps réglementaire (1-1).
Système peu convaincant pour l’instant
Comme contre Paris, Yohan Demont et ses coéquipiers ont pêché dans la construction du jeu. Que ce soit derrière, ou devant la défense avec Julien Sablé et Nenad Kovasevic, les Lensois n’ont pas connu de grandes difficultés à la récupération de la balle. Mais une fois qu’elle est à nouveau dans leurs pieds, leur jeu manque cruellement de mouvement autour du porteur du ballon. Ou plutôt, il manque de proximité entre les joueurs. Nombreuses furent les fois où l’ancien Stéphanois fut obligé de tenter une transversale pour trouver un partenaire, Akalé sur le côté droit le plus souvent, sans quoi il perdait la balle dans des passes approximatives ou sous la pression adverse.
Kanga Akalé et Olivier Monterrubio, collés le long de leur côté respectif, Aruna Dinadane et Bonaventure Kalou positionnés bien haut, obligent les milieux récupérateurs lensois à réaliser des exploits techniques chaque fois qu’ils ont le ballon dans les pieds, tant les distances qui les séparent de leurs attaquants sont grandes. Guy Roux semble vouloir insister avec ce schéma qui peine à faire ses preuves, le temps que les Lensois apprennent à jouer ensemble.
Guy Roux prend des risques
Cette vision peu glorieuse du jeu nordiste apparaît quand Lens est au mieux, comme lors de la premièere mi-temps ce soir, ou lors de la seconde contre Paris dimanche. Car dès que les Artésiens sont obligés de jouer plus bas sous la pression adverse, ils se retrouvent en grandes difficultés, en peine même pour dépasser le milieu de terrain balle au pied. Sans un grand Vedran Runje, Lens ne serait jamais reparti de Suisse avec un match nul.
Pourtant la solution semble à portée de main. Comme contre Paris, Lens a retrouvé sa capacité à construire ses offensives et à garder la balle dès qu’Éric Carrière est entré sur le terrain (76e). Son implication dans le jeu est, au vu de ses deux prestations, capitale pour la bonne marche de l’équipe lensoise. Certes Monterrubio a pu cadrer une frappe puissante qui aurait mérité d’attraper la lucarne adverse, mais c’est à peu près tout. Pendant ce temps là, Guy Roux s’abime la voix pour crier à longueur de match "montez, montez", afin de combler l’espace qui sépare son bloc défensif (six joueurs) de son bloc offensif. Pour l’instant, Lens semble jouer en 6-4. Dès lors que les Artésiens arriveront à véritablement se positionner en 4-4-2, la machine lensoise devrait bien tourner compte-tenu de son potentiel. Espérons pour les Lensois qu’ils ne mettront pas trop de temps à trouver la bonne cadence, car pendant ce temps il y a des matchs à gagner, et surtout à ne pas perdre.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |