Bordeaux, si proche et si loin...
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Bordeaux retrouve la cadence
Bellion, Chamakh, Obertan, Jussiê, Cavenaghi… les attaquants ne manquent pas vraiment à Bordeaux. Et à tous ces noms peuvent s’ajouter les Alonso, Wendel et Micoud, qui sont eux aussi chargés de l’animation offensive. Qu’on se le dise, Laurent Blanc a le choix. Il appelle même ça un "luxe dont [il] dispose". Il est vrai que les atouts à porter de mains de l’entraîneur girondin sont assez impressionnants, tant et si bien que son banc de touche pourrait constituer à lui tout seul la moitié d’une équipe de bon niveau.
Avant le début de la saison, le Cévenol avait averti qu’il était attaché à un certain turn-over, à la fois au niveau des joueurs qu’au niveau des systèmes de jeu. Il a tenu parole, en offrant du temps de jeu à tous. Il est vrai que les blessures (Cavenaghi, Alonso) et les suspensions (Chamakh) lui a grandement facilité la tâche pour gérer la santé physique mais aussi morale de ses troupes, ce qui n’est pourtant pas chose facile, qui plus est quand on est un novice en matière de banc de touche. Aujourd’hui, toutes les munitions possibles sont prêtes pour partir à l’assaut du podium.
Qui avec Bellion ?
Si David Bellion est le seul attaquant indiscutable de par ses statistiques (dix buts en 15 matchs), les autres n’ont aucune garantie quant à leur temps de jeu. Jussiê apporte une touche technique indéniable et propose beaucoup de solution grâce à ses décrochages, mais sa piètre performance à Nancy (0-1, 13e journée), peu rattrapée par son match à Caen samedi (défaite 5-0) et son aptitude à sélectionner ses matchs l’ont semble-t-il renvoyé sur le banc… au profit de Fernando Cavenaghi. L’Argentin, qui se morfondait dans son costume de remplaçant en championnat et qui alignait les bonnes performances en coupe d’Europe (trois buts en quatre matchs), a eu sa chance contre Rennes (3-0, 14e journée), et a démontré qu’il pouvait être le complément idéal de Bellion. Marouane Chamakh est lui un titulaire potentiel, mais son manque de réalisme devant le but le dessert souvent. Sa combativité plaît cependant beaucoup à Laurent Blanc. "Le Président" n’avait d’ailleurs pas hésité à le faire rentrer en cours de jeu dès la mi-temps ce week-end en Normandie pour créer un électrochoc.
Réaction contre Toulouse
Enfin, il y a le cas Gabriel Obertan, que beaucoup considéraient comme un futur grand la saison dernière. Peu utilisé par Ricardo, le jeune attaquant bordelais espérait bénéficier d’un autre traitement de la part de Laurent Blanc. C’est peine perdue pour celui qui a été formé à Pantin, titularisé à une seule reprise seulement, à Metz (sixième journée), et dix fois entré en jeu. Si sa technique est restée identique – c’est-à-dire bien au-dessus de la moyenne – il n’a apparemment pas encore l’étoffe pour assumer les responsabilités d’un titulaire en puissance. Surtout face à la concurrence locale. À son crédit son jeune âge, 18 ans, et l’assurance de pouvoir progresser aux contacts de joueurs expérimentés.
Bordeaux possède la cinquième meilleure attaque du championnat, et ne s’est montré muet sur le plan offensif qu’à trois reprises en 15 journées (Saint-Étienne, Nancy et Caen). Quelques soit la combinaison choisie devant aux côtés de David Bellion, Laurent Blanc semble donc s’y retrouver. Samedi à Caen, les deux expulsions girondines (Chalmé et Planus) n’ont pas permis aux Girondins de faire parler leur potentiel offensif à sa juste valeur. Toulouse qui se déplace en Gironde ce week-end pour le 2000e match de Bordeaux en Ligue 1 est prévenu. Après la claque reçue à d’Ornano ce week-end, les pointes bordelaises voudront marquer.
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