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Sereinement, les Girondins de Bordeaux ont franchi l’écueil des 16e de finale de la Coupe de France. Un seul but, celui de Wendel sur coup-franc au terme du premier quart d’heure, leur a suffi pour garder à distance une équipe mancelle volontaire, mais qui s’est constamment heurté à une formation bordelaise bien en place et d’une sérénité sans faille. Fidèles à leur réputation et aux préceptes de leur entraîneur, les Girondins ont cherché à faire le jeu en première période. Mais au fil des minutes, la pression s’est progressivement fait moindre, et le Bordeaux joueur a montré une nouvelle facette de ses talents, en se muant en gestionnaire actif au retour des vestiaires.
De l’attente active
À la mi-temps, David Bellion rappelait la volonté de Laurent Blanc et de ses joueurs de continuer à aller vers l’avant pour se mettre à l’abri, tout en fermant les vannes pour éviter de se faire prendre au piège. Les Girondins ont réussi à trouver un bel équilibre entre les deux attitudes. Moins portée vers l’avant, la formation bordelaise s’est repliée dans sa moitié de terrain, attendant sagement ses adversaires. Exploitant au mieux toute la largeur du terrain, les Bordelais ont cadenassés toutes les issues pour les Sarthois qui se sont régulièrement retrouvés à devoir faire circuler la balle en défense, faute de solutions. Les Girondins ont surtout muselé le milieu de terrain, en se montrant très agressif sur le porteur du ballon. Stéphane Sessgnon, à peine revenu du Ghana où il disputait la CAN avec le Bénin, a ainsi beaucoup souffert de cette pression girondine qui s’est savamment acharné à priver les Sarthois d’un relais efficace.
Sans munitions, le MUC n’a pas trouvé d’ouverture en seconde période et s’est exposé aux contres des Girondins. Car sous ses airs de gestionnaire, Bordeaux a conservé une âme joueuse, grâce notamment à la relation entre Cavenaghi et Fernando. Explosif, le duo a posé énormément de problèmes à la défense mancelle, souvent prise de vitesse. Les deux joueurs n’étaient toutefois pas les seuls à nécessiter une surveillance étroite de la part de l’arrière-garde sarthoise. Malgré une position de recul adoptée durant les 45 dernières minutes, les Girondins ont multiplié les situations où ils se retrouvaient à trois voire quatre en attaque. Leur victoire est courte, mais une nouvelle fois riche en enseignements. Bordeaux propose du jeu, mais pas au détriment de l’équilibre global de l’équipe, qui maîtrise de mieux en mieux ses rencontres.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |