Bordeaux, si proche et si loin...
Quiproquo sur les priorités des Girondins
Bordeaux vers un improbable doublé
Bordeaux lâche prise
Bordeaux dans la douleur
Bordeaux retrouve la cadence
"La qualification face à Anderlecht est un bonus mais elle n’est pas obligatoire. Le match le plus important est celui de ce week-end face à Lille". Les déclarations de Laurent Blanc à la veille de la rencontre retour des seizièmes de finale de la Coupe de l’UEFA avaient le mérite d’être claires. Tout près de la place de leader du championnat, à un point derrière Lyon, et avec en ligne de mire un match face au Bayern de Munich, épouvantail de la compétition, en cas de qualification pour les huitièmes de finale, le dilemme qui s’est présenté aux Bordelais a vite été réglé.
Privé en ce moment de Marc Planus, Jussiê et Fernando, blessés, et d’Alou Diarra, suspendu, le groupe bordelais ne possède pas l’ampleur de celui des Lyonnais, qui permet à Alain Perrin de pouvoir aligner quasiment deux équipes compétitives. La composition très jeune annoncée par le "Président" avant le début de la rencontre confirmait d’ailleurs ses propos d’avant-match.
Carte de la jeunesse
Mais la carte de la jeunesse ne fait pas souvent bon ménage avec la Coupe d’Europe. Florian Marange, Benoît Trémoulinas, Pierre Ducasse et Gabriel Obertan, tous titulaires hier soir à Chaban-Delmas, ont vingt ans, et moins de dix apparitions en Ligue 1 cette saison en moyenne. Et malgré leurs prestations correctes, leur manque d’expérience, dans un match si électrique et aussi mal contrôlé par un arbitre dépassé, aura fait cruellement défaut aux Girondins.
Exemples criant de vérité, alors que les esprits s’échauffaient, c’est Ulrich Ramé qui dû sortir de son but pour mettre un terme à une altercation et demander des explications à l’arbitre. Il y récoltera un carton jaune (29e). Puis, une minute après que Bordeaux revint à égalité avec les Belges, et alors qu’il ne lui manquait plus qu’un but pour se qualifier, Benoît Trémoulinas se fit expulsé, auteur d’une vilaine agression sur Guillaume Gillet (72e). Échaudé par les provocations des joueurs d’Anderlecht, il a commis une erreur de jeunesse qui a coûté cher à ses coéquipiers.
"Cette prolongation aurait pu être handicapante pour dimanche"
De plus, il est difficile de se passer de Franck Jurietti, Wendel, Johan Micoud ou autre Fernando Cavenaghi, qui avaient tous pris place sur le banc des remplaçants au début de la rencontre. Leurs qualités physiques et techniques auraient été les bienvenues face à une équipe belge rugueuse et très habile balle au pied. D’ailleurs, Johan Micoud et Fernando Cavenaghi, rentrés en jeu à la 52e minute mais pas à la place des membres de la jeune garde bordelaise, ont tout de suite imprimé un rythme de jeu différent, plus rapide. Venant chercher le cuir très bas, ils sont arrivés à créer des décalages sur presque tous leurs ballons touchés. Un contrôle de balle réussi, une passe entre plusieurs joueurs adverses qui arrive à destination, ce n’est pas très spectaculaire, mais même en infériorité numérique, cela pose quelques soucis à l’équipe d’en face.
S’il est toujours rageant de perdre un match européen, Laurent Blanc, finalement un peu amer, ne regrettait pas trop de ne pas avoir décroché les prolongations. "Vu la dépense d’énergie qu’il y a eu ce soir à onze, à dix puis à neuf, faire trente minutes de plus en infériorité numérique ne nous aurait pas assuré la qualification. Mais cette prolongation aurait pu être handicapante au niveau de la fraîcheur dont nous avons besoin dimanche". S’il en fallait encore une preuve, ce nouveau message du Président est manifeste. Il y aura bien bataille entre Bordeaux et Lyon pour le titre de champion de France cette saison.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |