Bordeaux, si proche et si loin...
Quiproquo sur les priorités des Girondins
Bordeaux vers un improbable doublé
Bordeaux lâche prise
Bordeaux dans la douleur
Bordeaux retrouve la cadence
Comme un signe du destin, bien commun dans le monde du football professionnel, les buteurs décisifs se retrouvent souvent être d’anciens joueurs du club qu’ils viennent de crucifier. L’histoire s’est répétée en cette fin d’après-midi et c’est Bordeaux qui en a profité cette fois-ci. Transféré à la mi-saison en provenance de Lens, Jussiê a inscrit l’unique but de la rencontre dès la 13e minute de jeu suite à superbe mouvement côté gauche animé par Wendel.
Stabilité défensive
Dans ce duel si important dans la course à la Ligue des champions, c’est Bordeaux qui est le mieux rentré dans la rencontre. À l’image de leurs prestations précédentes, les Girondins ont pris le jeu à leur compte bien que leur entraîneur, Ricardo ait décidé de changer le schéma de jeu en alignant un 4-5-1. Que se soit avec Wendel à gauche où Alonso à droite, les ailes ont bien été utilisées pour déstabiliser une équipe lensoise fragile ces derniers temps et qui restait avant ce match sur une victoire en six matchs.
Plus le temps filait, plus les duels devenaient âpres et rugueux, jusqu’à ce que Jemmali décole à la 37e minute pour attraper lamentablement les cuisses de Dindane. L’arbitre, M. Chapron, sortait fort logiquement le rouge. L’expulsion du défenseur tunisien n’a absolument pas déstabilisé l’armada défensive bordelaise qui n’a plus encaissé de but depuis cinq matchs. Pour combler l’absence de Jemmali derrière, Ricardo a fait sortir Alonso, auteur d’une très bonne première mi-temps pour le remplacer par Enakarhire.
Condamner à jouer dans l’axe
Au retour des vestiaires, les Girondins s’attendaient à une vague offensive lensoise. Elle ne s’est jamais produite. Le peu d’allant des Sang et Or a traduit un manque de fraîcheur physique, récurrent depuis le début du mois de mars. Seul Dindane, toujours victime de douleurs musculaires, a semblé pouvoir faire la différence sur des actions individuelles. Pour le reste, Lens va devoir revoir sa copie. Même en supériorité numérique, les joueurs de Francis Gillot ont été incapables de se créer la moindre occasion en deuxième période. Mal inspiré dans la construction du jeu, Carrière a agit comme seul animateur, dans l’axe devant une charnière Planus-Enakarhire impeccable. Jamais, les Lensois n’ont pu passer par les ailes pour prendre de vitesse les Girondins.
Côté bordelais, cette victoire au courage témoigne d’une montée en puissance évidente. La confiance aidant, les joueurs de Ricardo ont même tenté des choses très intéressantes en début de match. Désormais deuxièmes avec deux points d’avance sur Lens, troisième, ils peuvent voir l’avenir avec sérénité, même si le calendrier qui s’offre à eux est loin d’être simple. Sur leurs quatre prochains matchs, ils devront se déplacer trois fois (Rennes, Le Mans et Toulouse) et recevoir Nantes. Mais Bordeaux a le vent en poupe.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |