Bordeaux, si proche et si loin...
Quiproquo sur les priorités des Girondins
Bordeaux vers un improbable doublé
Bordeaux lâche prise
Bordeaux dans la douleur
Bordeaux retrouve la cadence
Pour beaucoup, l’élimination bordelaise en Coupe de l’UEFA, survenue la semaine dernière, représentait un sacrifice dans la course pour le titre de champion de France. Le match des Girondins ce week-end en championnat a eu le mérite de remettre les choses à leur place. À l’issue d’une rencontre ennuyeuse à domicile face à Lille (0-0), Bordeaux a prouvé ses limites. Et démontré bien malgré lui que s’il a le potentiel pour aller chercher une place en Ligue des champions, une lutte pour le titre de champion de France est hors de portée. N’en déplaise aux supporters qui veulent un peu plus de suspense dans le championnat de France, le groupe de Laurent Blanc n’est pas armé pour viser plus haut dès cette année.
Manque d’inspiration
Bien en place et en confiance, Bordeaux avait tous les instruments pour passer une bonne soirée face au LOSC, dimanche. Marouane Chamakh a beau dire que "Lille est l’une des équipes les plus délicates à jouer dans le championnat", elle est loin d’être la formation la plus prolifique de l’élite. Le piètre match nul livré à Chaban Delmas ne trouve point d’excuse. Bordeaux est passé à côté de sa rencontre, bien incapable d’alerter Tony Silva dans le but nordiste.
Très en forme depuis le début du mois de janvier, Fernando Cavenaghi s’est trouvé privé de ballons dans la surface de réparation adverse, tout comme David Bellion qui n’a touché qu’une vingtaine de fois la balle pendant une heure. L’entrée en jeu de Marouane Chamakh à la place de l’ancien attaquant niçois n’a pas apporté grand-chose de plus, même si l’international marocain s’est trouvé être plusieurs fois un point d’appui aérien intéressant pour des déviations de balle. Les deux tentatives non-cadrées en première mi-temps de loin (9e, 24e) d’Alejandro Alonso, ou les frappes de l’extérieur de la surface de Fernando Cavenaghi ont traduit l’impuissance des Girondins à surprendre l’adversaire.
La succession de Micoud
L’excuse de la fatigue, après un match – lui aussi décevant – contre Anderlecht en milieu de semaine peut être avancé. Si elle peut expliquer le manque de rythme de dimanche soir, elle ne peut servir de défense à une équipe girondine qui a montré de nombreuses carences techniques. Rarement les Girondins ont raté autant de passes cette saison, que ce soit dans le jeu court ou dans le jeu long. Et à l’heure où les hommes de Laurent Blanc ont, et auront, besoin d’ajouter une petit touche de créativité à leur système de jeu bien huilé pour aller contester la suprématie lyonnaise, ils en paraissent bien incapables.
D’ores et déjà, se pose la question de la succession de Johan Micoud dans l’entre-jeu. Critiqué depuis son retour au club la saison dernière, l’ancien international tricolore n’en demeure pas moins à l’heure actuelle, le gage principal de sécurité au niveau technique pour Laurent Blanc. Face à Monaco il y a dix jours, il a prouvé qu’avec un meneur de jeu clairvoyant et inspiré, Bordeaux pouvait se transformer en machine à marquer. Conditionné à jouer dans les couloirs, Wendel et Alejandro Alonso ne pourront jamais se mouvoir à la distribution du jeu girondin. Pour viser plus haut, Bordeaux devra donc répondre à cette énigme et faire preuve de plus de régularité au niveau technique.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |