Bordeaux, si proche et si loin...
Quiproquo sur les priorités des Girondins
Bordeaux vers un improbable doublé
Bordeaux lâche prise
Bordeaux dans la douleur
Bordeaux retrouve la cadence
Avec leur succès sur Helsingborg hier soir à Chaban-Delmas (2-1), les Girondins n’ont pas fait d’une pierre deux, mais trois coups. En plus d’avoir validé leur ticket pour les seizièmes de finale de la Coupe de l’UEFA et d’avoir assuré la première place de leur groupe H, ils ont aussi préparé de la meilleure des façons leur déplacement à Nice en championnat dimanche (18h). Et ce pour la simple et bonne raison que lors de ses deux premiers matchs en UEFA (contre Galatasaray et l’Austria Vienne), Bordeaux s’étaient également imposé 2-1 sans vraiment convaincre et avait à chaque fois gagné le match de Ligue 1 qui suivait (Valenciennes, puis Rennes). De quoi envisager une nouvelle victoire à Nice dimanche ? Pas si sûr.
À regarder seulement les statistiques, les hommes de Laurent Blanc devraient effectivement s’imposer au stade du Ray ce week-end. Mais si le contenu de leur prestation d’hier, le doute se lève. Face à une équipe scandinave audacieuse en dépit du manque de compétition – le championnat suédois est déjà terminé depuis plusieurs semaines – ils n’ont pas souvent affiché une maîtrise collective suffisante pour dérouler et contrôler leur match, ce qui commence à être une fâcheuse habitude pour eux, comme en témoigne leur dernière sortie face à Toulouse en championnat (4-3 après avoir mené 3-0).
Bordeaux retombe dans ses travers
À leur décharge, Laurent Blanc avait une nouvelle fois fait largement tourner son effectif, alignant notamment Marange, Trémoulinas, Ducasse, Obertan ou Jussiê, pas souvent titulaires en championnat. Mais en dépit d’un but rapidement inscrit par Marouane Chamakh après une belle ouverture de Marc Planus (1-0, 12e), ils n’ont pas su conserver leur avantage, encaissant un but cinq minutes plus tard par un Henrik Larsson qui n’a rien perdu de son talent en dépit de son âge (36 ans). La rencontre était plaisante à suivre, grâce à de belles constructions collectives, mais les deux formations pêchaient dans le dernier geste.
Au retour des vestiaires, les Girondins semblèrent retomber dans les travers du dernier Bordeaux-Toulouse : pas de colonne vertébrale, pas d’envie et pas de jeu. Heureusement que le latéral gauche suédois Tamboura fauta lourdement une deuxième fois et prit un deuxième carton jaune peu après le repos (64e) pour jeu dur sur Matthieu Chalmé, pour relancer la machine girondine. Les espaces s’ouvrirent derrière, et Jussiê, parfaitement lancé par Alonso, donnait l’avantage à son équipe (2-1, 68e). La rencontre se débrida nettement par la suite, ce qui mit largement les deux portiers à contribution. En dépit d’une supériorité sur le terrain et au tableau d’affichage, les Marine et Blanc ne parvinrent pas vraiment à mettre le pied sur le ballon. Il faudra le faire dimanche à Nice.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |