Bordeaux, si proche et si loin...
Quiproquo sur les priorités des Girondins
Bordeaux vers un improbable doublé
Bordeaux lâche prise
Bordeaux dans la douleur
Bordeaux retrouve la cadence
Depuis le début de la saison, sous l’impulsion de Laurent Blanc, les Girondins de Bordeaux ont montré qu’ils n’avaient guère de mal à produire du jeu. C’est d’ailleurs en grande partie là-dessus qu’ils ont construit leur succès national. Hier encore en Belgique, les Girondins ont essayé de mettre en place un jeu rapide, à une touche de balle. Mais la tactique n’a fonctionné que durant les premières minutes de la rencontre, avant que les Anderlechtois n’intensifient leur pressing et coupent les lignes de passes girondines.
"Physiquement, nous avons été dominés face à une équipe dont la puissance est l’une des qualités premières" concédait Laurent Blanc après la défaite de sa formation (1-2). Très vite les Girondins ont ainsi eu toutes les peines du monde à remonter le ballon et à franchir la ligne médiane, immédiatement pris à la gorge par des Belges rapidement sur le cuir. Pourtant, dès qu’ils arrivaient à poser leur jeu et à trouver des espaces pour jouer vite, les Bordelais ont posé des problèmes à Anderlecht. En témoigne l’action qui a conduit au pénalty, provoqué par Fernando Cavenaghi.
De la volonté mais plus de jeu
"Nous avions prévu de jouer mais ça a été très insuffisant en première période" déplorait Laurent Blanc. Car par la suite, les Girondins ont dû se contenter de faire le dos rond et d’évoluer en contre-attaque, quand les joueurs d’Anderlecht les laissaient respirer. Conscients de ces difficultés à porter le cuir vers la surface adverse par des petites passes courtes, les Girondins s’en sont davantage remis à de longs ballons en profondeur, ou au-dessus de la défense belge, qui auraient pu faire mouche grâce à Gabriel Obertan (19e et 43e). Le manque d’impact physique des Girondins s’est clairement fait sentir face à une équipe qui disposait de joueurs très solides et surtout très rapides comme Jan Polak.
Aussi, l’obligation pour Alou Diarra et Pierre Ducasse de se replier très rapidement pour venir soutenir leur ligne défensive, les a empêchés de coulisser régulièrement vers l’avant et de densifier le milieu de terrain bordelais. Le score n’est pas si mauvais, grâce à ce but extérieur, mais il ne suffit pas à l’entraîneur girondin qui reste sur sa ligne de conduite pour le match retour. "Dans le jeu, nous devons être meilleurs si nous voulons poser des problèmes à une équipe comme Anderlecht" tonne-t-il sur le site officiel du club. Ses joueurs ont désormais une semaine pour rectifier le tir.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |