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Tout vient à point à qui sait attendre. Après plus de cinq ans d’attente et de tentatives infructueuses, Sébastien Bourdais touche enfin à son but : faire ses débuts en Formule 1. Certes il lui faudra attendre la saison prochaine, mais le pilote tricolore devrait bien être au volant d’une Toro Rosso pour les saisons 2008 et 2009, une troisième se profilant à l’horizon si les résultats sont à la hauteur des espérances de l’écurie italienne.
Convaincant lors des essais réalisés à Jerez, Spa Francorchamps et au Paul Ricard, le Manceau disposait surtout de l’appui de Gerhard Berger, co-propriétaire de l’écurie transalpine. "Bourdais a parfaitement fait les choses, ce qui correspond entièrement à ce que l’on attendait de lui" lâchait-il ainsi après la dernière séance d’essais du Français qui s’était immédiatement hissé au niveau de Vitantonio Liuzzi ou Scott Speed, alors pilotes titulaires. L’arrivée de Sebastian Vettel pour suppléer ce dernier aurait pu une nouvelle fois fermer la porte de la F1 à Sébastien Bourdais. Elle a juste retardé de quelques semaines l’annonce de son arrivée prochaine.
Un pilote avant tout
Avec Sebastian Vettel, Toro Rosso mise clairement sur l’avenir, mais elle a besoin d’un pilote d’expérience, rompu aux compétitions automobiles pour encadrer le jeune Allemand. Et si Sébastien Bourdais n’a encore jamais disputé de Grand Prix de Formule 1, il se pose comme l’un des pilotes automobiles les plus compétents de sa génération. Loin de se morfondre après ses différents refus essuyés chez Arrows en 2002 (ndlr : alors qu’il allait signer son premier contrat, l’écurie a fait faillite), chez Renault la même année ou plus récemment chez Williams et BMW, le Tricolore a emmagasiné de l’expérience et de la confiance en Champ Car où il règne en maître depuis 2004. Triple champion de la discipline, toujours en course pour obtenir un quatrième sacre en quatre ans, ce qu’aucun autre n’a réussi depuis la création du championnat, il est parvenu à prouver qu’il avait les qualités pour réussir dans la discipline reine du sport automobile.
C’est en effet au volant d’une monoplace quasiment similaire à celles de ses adversaires que le Français a fait ses gammes, la relative égalité entre les participants au championnat (même châssis, même moteurs, mêmes pneus, des évolutions aérodynamiques très limitées et surtout aucune aide électronique au pilotage) mettant ainsi l’accent sur le talent et la science du pilotage de chacun. La Formule 1 est encore loin de cette équité entre les participants et ne permettra pas à Sébastien Bourdais d’avoir la même réussite au volant d’une monoplace encore loin des meilleures. Mais elle s’ouvre cependant à lui sous les meilleurs auspices, grâce à ses qualités techniques affûtées en Champ Car. Et l’attente aura été si longue que la récompense n’en sera que plus appréciable.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |