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Bryan Bergougnoux - "Marseille, une rencontre qu’on affectionne"
Comment peut-on expliquer la présence de Toulouse dans la zone de relégation alors que le club est arrivé à se qualifier pour la Ligue des champions l’année dernière avec quasiment la même équipe ?
Un petit grain de sable peut dérégler la machine. Les absences de Jérémy Mathieu et de Daniel Congré (ndlr : respectivement blessés depuis août et novembre), deux joueurs très importants pour l’équipe, nous ont été très préjudiciables. Et avec la CAN au milieu… Et puis, on a eu beaucoup plus de matchs cette saison donc beaucoup plus de fatigue.
Quelle est l’ambiance actuelle au sein du groupe ?
Il est certain que c’est plus difficile cette saison mais l’ambiance dans le groupe est restée bonne.
N’est-il pas difficile de se concentrer sur le maintien alors que le club jouait le tour préliminaire de la Ligue des Champions en début de saison ?
Ce sont deux choses totalement différentes. Jouer pour un titre ou en coupe d’Europe, ça équivaut à de la bonne fatigue. Dans la lutte pour le maintien, on est confronté au stress et à de nombreuses questions qu’il faut évacuer de nos têtes.
Vous allez jouer coup sur coup deux équipes en pleine confiance, l’OM et Lens. Le groupe a-t-il un objectif précis pour ces deux matchs difficiles ?
Il n’y a pas vraiment un objectif de points mais plutôt un objectif de motivation. Marseille et Lens, c’est le genre de rencontres qu’on affectionne. Bizarrement quand on voit nos résultats, on voit que l’équipe a bien réussi contre les grosses équipes (ndlr : Toulouse a battu l’Olympique de Marseille au Vélodrome au match aller (2-1)).
"Personne n’est de trop"
Le TFC possède beaucoup d’autres bons attaquants (Santos, Fodé Mansaré, Johan Elmander, André-Pierre Gignac). N’est-ce pas un désavantage, la concurrence pouvant entraîner un trop plein de pression ?
Non, je ne pense pas. Avec tous les blessés que le club connaît cette saison, on s’est vite rendu compte que personne n’était de trop.
Justement comment va votre blessure ?
L’opération s’est bien passée, j’ai commencé la rééducation. Normalement, après une telle intervention à l’épaule, la convalescence doit durer trois mois. Donc maintenant, j’espère être de retour dans un peu plus de deux mois.
En dehors de ce coup d’arrêt, comment jugez-vous votre saison ?
C’est difficile car l’équipe n’est pas très bien. En plus, je n’ai pas eu l’occasion de jouer beaucoup (ndlr : dix-huit rencontres disputées mais seulement six titularisations) et maintenant j’ai cette blessure… Mais quand j’étais sur le terrain, j’ai fait quelques bonnes prestations. Je ne me suis pas trouvé plus mauvais qu’un autre.
Votre contrat se termine en juin 2009. Envisagez-vous un départ de Toulouse à la fin de saison ?
Je souhaite partir mais j’espère aussi que le club se maintiendra en Ligue 1.
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