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Conscient de l’avantage psychologique sud-africain sur les Anglais après leur victoire en phase de poules (36-0), Bryan Habana se méfie toutefois du retour en force et en forme du XV de la Rose qu’il prédit bien plus difficile à battre qu’il y a trois semaines.
Pourquoi le match de samedi devrait-il être différent du premier match entre les deux équipes, lors de la phase de poules (ndlr : victoire de l’Afrique du Sud 36-0) ?
Déjà parce que Jonny Wilkinson ne jouait pas. Il n’est pas champion du monde pour rien. Ce sera un match totalement différent. Les Anglais ont montré depuis qu’ils étaient capables de remporter des gros matchs, et puis il y a toujours 12 joueurs dans cette équipe qui sont champions du monde. Ils sont bien montés en puissance, donc ce qui s’est passé il y a cinq semaines n’a plus aucune importance, ce sera bien plus compliqué samedi soir. Ce sera une finale. Techniquement, ça va être un sacré match ! On a travaillé pour atteindre ce but depuis quatre ans, donc on va tout faire pour remporter ce match.
Vous pensez que Wilkinson a changé cette équipe d’Angleterre ?
Oui, il a apporté de l’expérience qui manquait jusque là. Ce n’est pas pour enlever quoi que ce soit à Andy Farrell, qui a bien joué en son absence, mais Jonny Wilkinson apporte une expérience qu’on ne peut avoir que lorsqu’on a été présent lors de gros matchs. Ça n’a pas de prix cette expérience.
Paul Sackey a changé d’aile depuis le match que vous avez joué face à l’Angleterre, est-ce que vous pensez que cela aura un impact important sur la finale ?
Il a très bien joué ces dernières semaines. Il est bien monté en puissance, j’ai beaucoup de respect pour lui, c’est un super adversaire contre qui jouer, j’ai hâte de relever ce challenge. Mais Jason Robinson est sans doute le plus gros danger dans la ligne arrière après Jonny Wilkinson. Il a apporté tellement à l’Angleterre en retrouvant son poste de numéro 15. Il faudra se méfier des individualités anglaises, surtout qu’elles se mettent au service du collectif.
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