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Jamais deux sans trois. Une expression qui plaît de plus en plus dans toute la Saône et Loire où l’on n’attend qu’une chose, l’arrivée du FC Sochaux dans le Stade Jean-Laville de Gueugnon. Les petits plats ont été mis dans les grands, la mairie de la ville a été parée des couleurs du club tombeur de Bordeaux (2-2, 5 tab 4) puis de Lens (1-0) aux tours précédents. Pas de quoi mettre la pression sur les joueurs pour autant.
En difficulté en championnat après leur premier exploit face aux Girondins, les Montcelliens ont trouvé un second souffle depuis leur convaincante victoire sur les Lensois. Et ont quasiment assuré leur maintien en CFA après cinq matchs sans défaites (quatre victoire, un nul), s’ôtant au passage une belle épine du pied et un souci de taille de leurs esprits. Contrairement à Sochaux qui porte le poids du favori sur les épaules, Montceau n’a rien à perdre et pourra donc jouer totalement libéré.
Motivé et joueur
Et dans ces conditions, le FC Montceau-Bourgogne peut s’avérer être un adversaire redoutable. Encore deuxième de Ligue 1 en février dernier, Lens n’avait finalement que peu gêné des Montcelliens remontés comme des pendules et motivés comme jamais. Libérés par un premier coup d’éclat face à Bordeaux, les hommes de Yannick Chandioux avaient alors exprimé leur talent sans complexe. Très efficace à la récupération, leur rapidité à se projeter vers l’avant avait fait des merveilles, tout comme cette pression dans l’entrejeu qui avait déstabilisé les Nordistes, troublés par les mouvements constants de leurs adversaires.
Dominateurs quasiment tout au long de la rencontre, les Bourguignons, bien que véritables amateurs pour la plupart (cinq joueurs seulement ont joué en L2 ou L1) ont également démontré qu’ils pouvaient tenir le coup physiquement. Comme ils l’avaient fait face aux Girondins de Bordeaux où réduits à dix contre onze, ils étaient revenus par deux fois au score et avaient tenu les 120 minutes d’effort.
Le milieu, clé du match
Face à des Sochaliens qui ont démontré quelques signes de faiblesse et surtout de lenteur au milieu de terrain, notamment face à Nice ou plus encore à Lille, la fougue montcelienne dans l’entrejeu pourrait donc faire mouche si elle reste aussi impressionnante que lors la sortie de Montceau face à Lens. Mais aussi si Damien Bagrowski offre à ses partenaires une prestation aussi convaincante que face aux Nordistes. Un gros volume de jeu, une lourde pression sur la défense adverse, le milieu de terrain n’avait alors pas ménagé ses efforts, faisant qui plus est étalage de ses qualités de frappe lointaine.
Le mot d’ordre est donc simple. "Il faut prendre du plaisir. En tout cas, nous n’avons rien changé à nos habitudes" confie l’entraîneur-joueur du club, Yannick Chandioux, seul élément de l’effectif à avoir évolué au plus haut-niveau (ndlr : à Gueugnon durant la saison 1995-1996). Celui-ci craint toutefois le réveil de Doubistes qui sont loin de prendre la valeur de ses hommes à la légère. "Sochaux ne viendra pas de manière aussi détendue que Bordeaux et Lens (…) Ils seront plus motivés que les deux autres clubs." Au vu de la préparation des hommes d’Alain Perrin qui a délibérément aligné une équipe privée de quelques titulaires face à Lille, l’inquiétude peut en effet être justifiée… Aux Montcelliens de maintenir cette pression pour une nouvelle fois faire déjouer l’adversaire et s’ouvrir les portes du Stade de France.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |