Valenciennes intraitable maître de Nungesser
Valenciennes garde le cap à domicile
Martinez qualifié pour Saint-Étienne
L’heure de la confirmation pour Savidan
VA bâtit son succès dans la continuité
Nungesser terre imprenable
Lorsque les Sud-Américains débarquent en Europe, l’usage est de se montrer clément, de leur laisser un peu de temps pour s’acclimater. Mais certains vont plus vite que d’autres. Arrivé en juillet à Valenciennes en provenance d’Uruguay, le milieu de terrain Carlos Sanchez a tout de suite trouvé ses marques. "Je me suis immédiatement senti bien ici, parce que tout le monde parle beaucoup, comme Antoine Kombouaré (ndlr : son entraîneur) qui n’hésite pas à attaquer les conversations avec moi en espagnol pour me mettre à l’aise", explique-t-il avec un grand sourire qui n’a jamais quitté son visage depuis ses premières joies balle au pied.
Ses premiers pas derrière un ballon, Carlos Sanchez les a effectués à l’âge de 8 ans dans la petite cour d’école d’un quartier de Quibdo, dans l’ouest de la Colombie. "À l’époque j’étais loin de penser que j’en ferai mon métier. Quand j’ai eu mon bac à 16 ans, j’ai décidé de me donner deux ans pour réussir dans le football", explique-t-il. En 2004, une porte s’ouvre en Uruguay. Il n’hésite pas une seconde. "La Ligue uruguayenne est assez bien cotée en Amérique du Sud, alors je me suis dit que c’était une bonne étape pour apprendre et me faire remarquer", se souvient-il. Il signe son premier contrat pour Danubio avant de rejoindre la saison suivante le River Plate Montevideo pour deux ans. Titulaire indiscutable de sa formation, il confie que "si VA ne m’avait pas repéré, je serais probablement resté en Uruguay une saison de plus".
Déjà un élément clé
"Après un match au mois d’avril, un dirigeant de VA est venu me voir pour me dire qu’il était intéressé pour me faire venir en France". Une nouvelle fois, le jeune Colombien, né en 1986, n’hésite pas. Le temps de régler quelques papiers, et le voilà sur les terrains d’entraînement pour la reprise. "J’ai voulu arriver le plus tôt possible au club pour faciliter mon intégration en participant à la reprise depuis le début", précise-t-il. Dès les premiers matchs de préparation, le staff nordiste obtient la confirmation du potentiel de sa nouvelle recrue. Combatif et jouissant d’un physique adéquat pour évoluer à la récupération (1m82 pour 82kg), il est rapidement devenu un élément clé du dispositif mis en place par Antoine Kombouaré.
Neuf matchs de championnat joués par VA, huit titularisations et une entrée en cours de jeu pour Carlos Sanchez. Solide sur l’homme, il possède toute la vivacité qu’il faut pour participer activement aux phases offensives de son équipe. Pas étonnant alors de voir le milieu de terrain de VA s’être beaucoup densifié par rapport à la saison dernière. Une preuve de plus qu’un seul homme peut changer beaucoup de choses. Et au moment d’évoquer la réussite actuelle de son nouveau club, quatrième au classement, il n’est pas si étonné que cela. "Je suis un peu surpris de nous voir en haut du classement, d’autant que mes coéquipiers me disent que ce n’étaient pas comme ça l’année dernière. Mais on exploite juste notre potentiel au maximum, on donne tout ce qu’on a, tout le monde est impliqué, alors forcément les résultats suivent", avance-t-il, confiant. Quant à définir son objectif à moyen terme avec VA, il reste impassible. "Sur le plan personnel, ce qui m’importe c’est de confirmer mon début de saison et de tenir le rythme physiquement, le plus dur restant toujours de confirmer". Des déclarations pleines de maturité, à l’image d’un garçon qui fait déjà partie des meilleures recrues du championnat.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |