Richard Trivino – "Victoire impérative"
Carotti, Hérault maudit
Créteil à l’heure normande
Un calendrier fatal pour Créteil ?
Un milieu en pire
Créteil se complique la tâche
Rolland Courbis ne pouvait pas plus mal commencer. Son arrivée dans l’Hérault avait redonné le sourire à une équipe montpelliéraine moribonde, Bruno Carotti et un but contre son camp dans les dernières secondes de la rencontre face à Créteil ont ramené les protégés de Louis Nicollin à la réalité. Celle d’un club qui a peut-être réalisé un match sérieux et volontaire mais n’a jamais vraiment trouver les moyens pour faire tomber ses hôtes cristoliens. Celle d’une équipe qui n’arrive plus à créer du jeu ni à porter le danger devant la surface adverse autrement que sur coups de pieds arrêtés.
Si en première période, les Héraultais ont en effet soutenu la comparaison face aux Cristoliens, leur lâcher-prise durant les quarante-cinq dernières minutes leur a été fatal. Las d’une première mi-temps constellée de fautes et approximations en tout genre et animée par un jeu haché, les Franciliens sont en effet rentrés des vestiaires dans un tout autre état d’esprit. Conscients de la supériorité physique de leurs adversaires et surtout de la rapidité de leurs ailiers, Taouil et Mainfroi, les Cristoliens ont resserré les rangs et surtout cherché à presser davantage leurs adversaires pour garder le pied sur le ballon. Pas toujours à l’aise techniquement, les hommes d’Artur Jorge ont cependant peu à peu posé leur patte sur la rencontre au point de monopoliser le ballon durant le dernier quart d’heure.
Créteil, dominateur chanceux
Plus pressants et surtout plus agressifs sur le cuir, les Cristoliens auraient pourtant ne jamais connaître la délivrance sans ce but contre son camp de Bruno Carotti ratant complètement le dégagement d’un corner de Boulebda. Englué dans la défense héraultaise, Jean-Emmanuel Effa-Owona, n’avait en effet que peu de ballons à se mettre sous la dent. Peu mobile, il restait tributaire des possibilités de Khenniche et surtout d’Assous de se défaire de leurs vis-à-vis pour centrer devant le but.
Intraitable durant une grande partie de la rencontre, Chakouri va pourtant baisser de vigilance durant le dernier quart d’heure laissant l’ailier gauche cristolien davantage libre de ses mouvements. C’est de là que viendra le danger dans les dernières minutes de la partie et surtout de là que le corner assassin qui crucifie les dernier espoirs montpelliérains sera provoqué. Rolland Courbis a beau s’être donné à fond tout au long de la rencontre, sa gouaille et ses encouragements constants n’y ont rien fait. Son équipe reste aujourd’hui scotchée à la 18e place alors que Créteil, 15e avec 40 points est quasiment sauvé grâce à sa première victoire à domicile en 2007.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |