
"Des objectifs, depuis cinq ans j’en entends parler et au final je n’ai pas vécu une seule phase finale de championnat". L’amertume de Lionel Nallet, exprimée dans les colonnes de La Dépêche, est marquée. Pourtant, le capitaine de l’équipe de France, malgré de longues hésitations, portera bien les couleurs du CO jusqu’en 2011. Depuis plusieurs années maintenant, le potentiel de l’équipe est indéniable. Cette année encore, le jeune effectif castrais pouvait viser encore plus haut que la sixième place qu’ils occupent actuellement. Mais un début de saison catastrophique et des remous internes en décembre dernier, notamment avec le débarquement d’Ugo Mola, entraîneur des lignes arrières, a fortement compromis les chances du club.
Conserver une sérénité retrouvée
L’arrivée d’Alain Gaillard en décembre a apaisé les tensions et les joueurs ont finalement réussi à se reconcentrer et surtout à trouver une certaine homogénéité. Désormais, l’objectif est donc de conserver cette sérénité et, pour cela, de garder ses meilleurs éléments, son puissant deuxième ligne en tête. Cette saison, l’Europe est en vue, mais dès la saison prochaine, ce sont les demi-finales qui seront visées, et pour cela, pas question de laisser partir les leaders du groupe. "Compte-tenu du statut du joueur, de son importance pour le club et l’équipe, de son influence sur les autres joueurs, il était normal que je fasse tout pour le convaincre de rester à Castres et si possible de prolonger son engagement avec le club. C’est chose faite. C’est très important pour le club et j’en suis très heureux" explique le président du club, Pierre-Yves Revol, sur rugbyrama. Son influence sur l’équipe, la nouvelle dimension qu’il a prise depuis qu’il a la charge du brassard de capitaine de l’équipe de France sont des atouts indéniables pour le club et son pack.
Un signe fort
Mais la prolongation de son contrat alors que les sollicitations extérieures étaient fortes, est surtout un signe clair des dirigeants castrais, que ce soit en direction de leurs adversaires ou pour leurs propres joueurs. Si Lionel Nallet a été convaincu, ce n’est pas par hasard, mais bien parce que le projet qui lui a été présenté l’a séduit et l’a convaincu qu’il pourrait finir sa carrière dans le Tarn en atteignant le dernier carré du Top 14. "La stabilité ça compte, même si on ne peut pas empêcher tous ces changements" martèle l’international tricolore dans les colonnes de La Dépêche. "Quand il y a trop de changements, il faut tout refaire. Il faut refaire un esprit d’équipe. Je pense que cette saison au CO il n’y aura pas beaucoup de changements, simplement quelques rajouts et c’est une bonne chose."
Conserver ses meilleurs éléments afin de capitaliser autour d’eux, et chercher à combler les éventuels manques en recrutant sans déstabiliser un groupe qui commence à trouver des automatismes, voilà semble-t-il la direction que prend la politique castraise. Depuis le début de l’année, les choses se remettent lentement en place, et la prolongation de contrat de Lionel Nallet n’apparaît pas comme autre chose qu’une envie d’assurer à l’équipe une stabilité qui lui permettra de franchir un palier supplémentaire.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |