Michalak se fait une place au soleil
Le XV de France entre espoirs et reconstruction
Les Bleus finissent mal
Le XV de France sur la touche
Un retour aux sources face aux Gallois
Barcella le pilier du futur
Le 13 octobre 2007, la France, qui connaissait Chabal le colosse, découvrait Sébastien le fragile, en pleurs après la défaite face aux Anglais. Rentré à la vingt-cinquième minute du match à la place de Fabien Pelous, blessé, il n’avait pas eu l’impact qu’il désirait sur la partie. Malgré ses charges, Sébastien Chabal, habitué à rentrer dans les trente dernières minutes lors de la Coupe du monde, n’avait pas pu étendre son rendement physique traditionnel à la totalité de la rencontre. Pour toutes ces raisons, le joueur de Sale souhaitait sans doute disputer le crunch 2008 du samedi 23 février.
Cependant, Sébastien Chabal ne sera pas sur la pelouse de Saint-Denis face aux coéquipiers de Jonny Wilkinson. Marc Lièvremont, Didier Retière et Émile N’Tamack en ont décidé ainsi. Depuis le début du Tournoi et la non-sélection du joueur pour le match d’ouverture face à l’Écosse, les deux entraîneurs français n’ont jamais caché que l’ancien Berjallien ne rentrait pas dans leur plan. "Cartouche", comme le surnomme les supporters anglais, avait joué en deuxième-ligne pendant la Coupe du monde mais il a toujours souhaité jouer en numéro 8 dans son club comme chez les Bleus, où les bons troisièmes lignes centre ne manquent pas. "Sébastien est un garçon charmant, avec un excellent état d’esprit. Mais Elvis Vermeulen est le meilleur à ce poste", avait affirmé Marc Lièvremont avant France-Écosse. Puis quand le Clermontois a dû déclarer forfait pour le reste du Tournoi à cause d’une côte cassée à Murrayfield, le staff a aligné Julien Bonnaire et appelé le jeune Louis Picamolès, 22 ans pour jouer les doublures. "Louis est clairement derrière Elvis au poste de numéro 8", avait alors renchéri l’entraîneur en chef du XV de France.
Victime de la Chabalmania
"Il n’y a pas de cabale contre Chabal", a pourtant déjà assuré non sans un brin d’humour, l’entraîneur des arrières français, Émile N’Tamack. Interrogé aujourd’hui à Marcoussis entre autres sur Sébastien Chabal, Marc Lièvremont a même ajouté qu’il pensait toujours à lui. Outre la qualité de jeu actuel du joueur des Sale Sharks, pas encore à son meilleur niveau, on peut trouver une autre raison à sa non-sélection. Si la Chabalmania avait conquis la France juste avant la Coupe du monde, celle-ci n’est pas encore finie. Sa récente place de sportif préféré des Français à la tête du baromètre Journal du dimanche-SportLab en est la preuve. Sans doute Marc Lièvremont ne souhaitait pas s’ajouter une pression médiatique supplémentaire pour sa première compétition à la tête de la sélection française.
Titulaire à Sale où il a prolongé son contrat jusqu’en 2009, Sébastien Chabal espère ne pas être en train de payer une surmédiatisation difficilement supportable. Il se voit plutôt victime du jeunisme instauré par Marc Lièvremont, qu’il ne conteste pas malgré tout. "J’adhère complètement avec la politique des nouveaux sélectionneurs, de construire quelque chose en vue de 2011. Je sais qu’ils ont pris les meilleurs du moment", avait-il assuré en début de mois au JDD. "Mais je sais ce que je peux apporter à cette équipe. J’ai envie de m’inscrire dans cette aventure. Je le dis : je suis candidat pour 2011". À 33 ans, ce serait alors la possibilité pour Sébastien Chabal de jouer une troisième et dernière Coupe du monde.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |