Auxerre envisage l’agrandissement de son stade
Auxerre prend soin de ses supportrices
Chafni le déclencheur
L’empire roumain envahit la Bourgogne
Riou indisponible jusqu’à la fin de la saison ?
Auxerre chamboule tout
Plongé dans la zone rouge au terme de la 23e journée de championnat, Auxerre va mieux aujourd’hui. Le moral, en berne fin janvier, est revenu au beau fixe grâce à trois victoires consécutives face à Rennes (2-1), Toulouse (1-0) et Nice (2-1). Tout autant que les résultats, c’est le comportement global de l’équipe qui devient de plus en plus intéressant. D’une formation subissant le jeu en espérant de bonnes situations de contre, Auxerre est passée à une formation légèrement plus audacieuse, au moins par moments. Le replacement de Kamel Chafni derrière les attaquants bourguignons n’est pas étranger à ce redressement tant comptable que technique. Utilisé dans le couloir droit dans l’ancien schéma en 3-5-1 de Jean Fernandez, l’ancien joueur d’Ajaccio y apportait déjà sa vitesse et sa technique. Mais il n’avait pas le même rendement, ni la même influence sur le jeu que lors de ses trois dernières sorties.
De retour à son poste
"Cela fait deux ans que je n’avais pas joué derrière l’attaquant, à mon poste préféré. J’ai eu un peu de mal au début puis cela s’est bien passé", constate le principal intéressé. Placé devant les deux récupérateurs Frédéric Thomas et Benoît Pedretti, et juste derrière les trois pointes qu’il peut ainsi servir à volonté, le jeune milieu de terrain s’en donne à cœur joie. Impliqué sur trois des cinq buts inscrits par l’AJA lors des trois dernières rencontres (ndlr : un but et deux passes décisives), Kamel Chafni est surtout très impliqué dans l’organisation du jeu offensif de son équipe. Plus libre de ses mouvements que sur le côté droit, il peut faire valoir sa technique dans l’axe. Son jeu court et vif permet surtout de dynamiser le jeu auxerrois qui avait tendance à s’en remettre beaucoup au jeu en profondeur. Ce jeu court permet également les Auxerrois de rester ramassés devant leur défense, le milieu de terrain créant un véritable lien entre l’entrejeu et l’attaque, portant l’équipe davantage vers l’avant.
De nouvelles perspectives pour Jean Fernandez
Le joueur formé à Sochaux n’a donc guère attendu pour exploiter l’absence de Thomas Kahlenberg à la mène, et profiter de la chance qui lui a été offerte par Jean Fernandez de jouer à un poste qu’il affectionne particulièrement. Le retour en forme du Danois, s’il a lieu avant la fin de la saison, pourrait cependant poser quelques problèmes d’organisation générale à l’entraîneur auxerrois. Sa formation a semble-t-il trouvé son équilibre et surtout de l’efficacité dans cette configuration, avec un meneur de jeu rapide, technique et surtout polyvalent. Reste que l’impact physique et la force d’un Thomas Kahlenberg est loin d’être négligeable. L’une des solutions serait donc de les associer, en laissant par exemple le seul Benoît Pedretti à la récupération, avec Thomas Kahlenberg et Kamel Chafni devant lui, l’un exploitant la profondeur pendant que l’autre porte davantage le ballon.
L’importance prise par le milieu de terrain en tant que meneur de jeu, ouvre donc des perspectives intéressantes à Jean Fernandez et lui permet de s’adapter à l’adversaire. "Disons qu’ils sont en 4-3-3, avec un jeu très simple, qui va très vite vers l’avant. Kamel Chafni est désormais placé derrière l’attaquant, et le système peut évoluer d’un match à l’autre, avec un ou deux milieux défensifs en base" résumait Guy Lacombe après la défaite rennaise le 9 février dernier. Une capacité d’adaptation qu’il faudra encore démontrer face au Paris Saint-Germain en demi-finale de la Coupe de la Ligue demain. Et l’énergie de l’ancien Castelroussin ne sera pas de trop pour atteindre la première finale de la compétition de l’histoire du club auxerrois.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |