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Discrètement, Anna Chakvetadze prend ses marques. Depuis le début de l’année, alors que tous les regards sont tournés vers Justine Hénin, Amélie Mauresmo, Jelena Jankovic ou Ana Ivanovic, la jeune Russe se montre l’une des joueuses les plus régulières et les plus redoutables du circuit. Quart de finaliste lors de l’Open d’Australie et de Roland-Garros, parvenue au troisième tour de Wimbledon, vainqueur à S’Hertogenbosch ou lors des deux dernières semaines à Cincinnati puis Stanford, 6/3, 6/2 face à Sania Mirza, elle atteint aujourd’hui le septième rang mondial. Véritable révélation de l’année, il lui a pourtant fallu du temps pour éclore. Professionnelle depuis quatre ans, elle semble avoir trouvé, à 20 ans la maturité et la sérénité nécessaire pour se montrer régulière au plus haut niveau et poser des problèmes à toutes les joueuses du circuit.
Technicienne sur toutes les surfaces
À l’heure où la puissance de certaines reste une arme redoutable, Anna Chakvetadze se démarque de quelques unes de ses adversaires par un jeu davantage porté sur la technique. Une particularité qui lui réussit particulièrement bien au vu de son parcours en 2007 comme de la progression enregistrée depuis le début de sa carrière. Précise, elle possède une belle maîtrise de ses coups et de ses effets lui permettant de surprendre à tout moment ses adversaires. Surtout, elle sait user de ces effets et les adapter aux circonstances et briller sur toutes les surfaces. Visiblement plus à l’aise sur dur, elle n’a pas démérité lors de la saison sur terre battue, même si elle n’a pas profité de son adresse à la volée pour être plus tranchante sur le gazon.
La marge de progression de la jeune Russe semble pourtant encore grande. Si elle possède une science technique et tactique déjà intéressante, elle peut gagner en puissance et en résistance physique. Adroite en retour, elle peine parfois sur ses propres mises en jeu sur lesquelles elle s’expose un peu trop facilement, se compliquant la tâche sur des matchs qu’elle pourrait clore plus facilement. Ses défaites face à Maria Sharapova, Amélie Mauresmo, Justine Hénin, ou Venus Williams en demi-finale de la Fed Cup prouvent d’ailleurs qu’il lui reste encore des détails à régler pour franchir le cap et battre les meilleures. Avant de devenir, peut-être, la meilleure.
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