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La nouvelle Angleterre
Habitués à faire les beaux jours de leur club respectifs, les Girondins de Bordeaux et l’AS Nancy Lorraine, c’est cette fois avec leur équipe nationale, le Maroc, que les deux joueurs se présenteront demain devant le public tricolore, face à l’équipe de France. Avec l’objectif principal de continuer sur la même dynamique qui les anime en ce début de saison et de bousculer la défense des Bleus. Fidèles à leur conception du jeu et du football, les deux Marocains parviennent à se faire plaisir sur les terrains tricolores. Ils savent d’ailleurs en faire profiter leurs coéquipiers, confirmant peu à peu tous les espoirs placés en eux.
Pourtant, l’un comme l’autre ont souvent été critiqués pour leur manque de réalisme. Relancé après deux saisons passées à Bastia entre 2003 et 2005, Youssouf Hadji s’était peu à peu fait oublier, n’obtenant qu’un temps de jeu réduit à Rennes agrémenté de seulement trois buts en un an et demi en Bretagne. Même son retour à Nancy, en janvier dernier n’avait pas convaincu les observateurs. Avec seulement cinq buts inscrits la saison passée et un mutisme gênant entre les mois de janvier et avril, Marouane Chamakh s’était lui aussi attiré les critiques. L’un comme l’autre ont pourtant fait fi des remarques et ont continué à travailler.
Une importance de plus en plus grande
Une philosophie qui a payé puisque les deux Marocains se placent aujourd’hui comme des joueurs phares de leur club respectif et de leur équipe nationale. Youssouf Hadji a ainsi été présenté comme l’un de ses "quatre fantastiques" du milieu de terrain par le président de l’AS Nancy Lorraine, Jacques Rousselot et comme partie prenante du succès nancéien. Après des débuts en fanfare, celui qui a inscrit quatre buts et a délivré trois passes décisives depuis le début de la saison a certes levé le pied lors de ses dernières sorties mais continue de peser dans l’organisation mise en place par Pablo Correa, notamment grâce à une vitesse d’exécution et une vision du jeu perçante.
Quant à Marouane Chamakh, malgré un bilan offensif loin de ses ambitions en Ligue 1 depuis la reprise en août (deux buts, deux passes décisives), il ne manque pas de confirmer au fil des semaines qu’il est l’un des meilleurs attaquants de France. Sa constante activité à la pointe de l’attaque girondine, son travail sans le ballon qui épuise les défenses adverses, font de lui un joueur indispensable pour la formation de Laurent Blanc.
Une technicité étonnante
S’ils sont tant reconnus, au sein du championnat de France ou au Maroc, c’est aussi parce que Marouane Chamakh comme Youssouf Hadji sont des joueurs particulièrement techniques. Le Bordelais, qui a patiné son jeu d’une certaine maturité, se présente comme un danger constant pour des adversaires qui peinent notamment à le contrôler dans son jeu dos au but. Excellent dans les airs et surtout dans ses prises de balle, sérieux dans la conservation de balle, il se présente comme un point d’appui efficace pour son compagnon en attaque. Son travail dans la surface comme son activité au sein des défenses adverses libèrent des espaces pour ses coéquipiers.
Youssouf Hadji, lui, se présente davantage comme un dribbleur efficace, parfois capable de coups de génie qui déstabilisent les arrière-gardes. Percutant, il aime partir dans de longues courses balle au pied et aller directement au duel. De quoi fournir quelques notes d’optimisme à la sélection nationale marocaine qui dispose ainsi de deux joueurs finalement assez complémentaires. Capables de faire la différence seuls, ils aiment cependant travailler pour leurs coéquipiers et les mettre dans d’excellentes conditions de jeu. La défense française devra donc se méfier de ses trublions intenables qui ont envie de confirmer, au Stade de France, leur bon début de saison.
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