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Le capitaine va-t-il abandonner ses troupes ? Trois saisons de bons et loyaux services à Auxerre suffisent. Benoît Cheyrou semble prêt à passer à autre chose et surtout franchir un nouveau palier, pourquoi pas sur la Canebière. Chaque jour qui passe, l’Olympique de Marseille se fait de plus en plus pressant, prêt à débourser les six millions d’euros réclamés par le club bourguignon et à envoyer Toifilou Maoulida dans l’Yonne.
De quoi bouleverser le petit monde du football à Auxerre. Capitaine exemplaire, Benoît Cheyrou a en effet été l’un des principaux moteurs du groupe bourguignon cette saison. Au point de penser que sans son poumon, l’AJA aurait du mal à respirer. Voir partir son capitaine, d’autant plus pour renforcer l’un de ses concurrents, est toujours difficile. Voir s’en aller un maillon essentiel de la chaîne est plus délicat encore.
Montrer plus d’audace
Base du relatif succès de l’AJA la saison dernière, le milieu de terrain auxerrois pouvait en effet se targuer d’offrir une belle stabilité. Après avoir tâtonné quelques journées, Jean Fernandez avait alors rapidement opté pour un 4-3-3 axé autour de l’efficace trio Thomas-Cheyrou-Pedretti, devenu principal force de la formation dirigée par l’ancien technicien marseillais. Avec le départ de Benoît Cheyrou, c’est donc toute une organisation qu’il faudrait revoir. Son départ constituerait une lourde perte pour l’AJA, notamment du fait de son volume de jeu et du travail abattu au milieu de terrain.
Mais paradoxalement, il pourrait également lui permettre de développer un jeu plus offensif. Avec trois milieux défensifs de métier, Auxerre n’a pas toujours eu les moyens de se porter rapidement vers l’avant. Et si le cadet des frères Cheyrou se posait comme le piston de l’entrejeu, véritable lien entre la défense et l’attaque, il n’a jamais pu totalement assurer le rôle de meneur de jeu que sa position induisait.
Une deuxième chance pour Kahlenberg ?
La solution interne semble donc privilégiée, Jean Fernandez disposant d’un joueur au profil recherché dans son effectif. Auteur d’une première saison 2005/2006 très satisfaisante (38 matchs, 8 buts), Thomas Kahlenberg n’a pas réussi à confirmer, barré au milieu par un certain Benoît Cheyrou. Mais son rôle de n°10 pourrait être particulièrement utile à l’AJ Auxerre qui pourrait, qui plus est, ne pas bouleverser tout son schéma tactique. Grâce à la solidité du duo de récupérateurs Pedretti-Thomas, le club bourguignon peut se permettre de jouer avec un véritable meneur de jeu, capable d’apporter davantage de percussion.
Surtout, la position plus avancée du Danois instaurerait une relation plus directe et efficace avec les attaquants, là où, cette saison, ils étaient souvent obligés de descendre très bas pour aller chercher les bons ballons. À moins que l’entraîneur auxerrois ne préfère revenir à un 4-4-2 plus classique qui intégrerait Toifilou Maoulida à droite, Thomas Kahlenberg à gauche, même si ce dernier semble beaucoup moins à l’aise lorsqu’il est excentré. Que de bouleversements pour un seul homme…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |