| Défense | Le PSG ne se présente pas au meilleur de sa forme dans ce secteur de jeu. Le club de la capitale sera privé de l’une de ses pierres angulaires, Mario Yepes, ce qui obligera Paul Le Guen à reconstituer la charnière centrale du début de saison en associant Grégory Bourillon et Zoumana Camara, à moins qu’il ne préfère faire confiance à la jeunesse de Mamadou Sakho plutôt que de faire redescendre l’ancien Rennais qui s’est fixé à la récupération depuis quelques matchs. Si Mickaël Landreau parvient à retrouver sa forme internationale pour l’occasion, l’arrière-garde du PSG devrait néanmoins s’avérer très solide face à la percussion lensoise. Aussi, les couloirs parisiens sont habituellement solidement bloqués, notamment à gauche, un élément crucial face à une formation qui aime s’appuyer sur les montées de ses latéraux. | La mission s’avère plus compliquée pour une arrière-garde lensoise qui vient d’encaisser huit buts lors de ses trois dernières sorties (Lille 1-2, Marseille 3-3, Rennes 1-3). Lors du dernier rendez-vous entre les deux formations, la défense lensoise avait craqué au Parc des Princes et concédé trois buts en dix minutes, ce qui avait scellé la défaite des Sang et Or. L’une des clés de la rencontre sera la capacité de Fabien Laurenti (ou Yohan Demont) à couvrir Jérôme Rothen, ce qui pourrait permettre à l’ensemble de la défense lensoise d’étouffer collectivement l’attaque parisienne. |
| Entrejeu | Le Paris Saint-Germain s’appuie sur une récupération particulièrement efficace pour tenter de se projeter rapidement vers l’avant. Jérémy Clément regorge ainsi d’activité sur le porteur du ballon et promet d’entraver nombre d’offensives lensoises. À ses côtés, Clément Chantôme monte en puissance et expose un potentiel particulièrement intéressant pour l’avenir. Cependant, l’entrejeu parisien manque cruellement de créativité et s’avère en difficulté dès lors qu’il faut soutenir l’effort offensif. | Malgré l’absence d’un élément par rapport à celui du Paris Saint-Germain, le milieu de terrain du RC Lens paraît en mesure de prendre l’ascendant lors de la finale de la Coupe de la Ligue. Dense et physique sous l’impulsion de Nenad Kovasevic et Kader Mangane, la récupération nordiste semble en mesure d’enrayer rapidement les offensives axiales du PSG. Le niveau technique permet également à l’entrejeu des Sang et Or de proposer un précieux apport offensif, même s’il aura fort à faire pour contourner la récupération parisienne. Mais la forte présence offensive sur les ailes permet d’écarter promptement le jeu. |
| Attaque | À deux mois de la fin de la saison, l’animation offensive du PSG n’apparaît pas encore en place. Le jeu parisien passe essentiellement à gauche, par Jérôme Rothen. Le Brésilien Souza, arrivé cet hiver pour équilibrer l’équipe, n’a pas encore trouvé ses marques et manque encore cruellement d’impact sur le flanc droit, ce qui pourrait pousser Paul Le Guen à lui préférer Bernard Mendy ou Amara Diané pour tenter de bousculer la défense lensoise. Mais il faudra trouver quelqu’un à la finition, ce qui ne court pas les rues à Paris. Aucun joueur du PSG n’a inscrit plus de six buts en championnat après 30 journées. | Sans doute le secteur dans lequel le RC Lens peut prendre l’avantage sur le PSG. Ironiquement pourtant, le club nordiste n’a pas encore inscrit le moindre but face au Paris Saint-Germain cette saison. Mais cela pourrait bien changer au Stade de France, d’autant plus que Loïc Rémy apparaît actuellement en grande forme et que Toifilou Maoulida retrouve une certaine efficacité devant le but. La propension des arrières latéraux à se porter aux avant-postes confère une densité offensive certaine aux Sang et Or qui peuvent en plus s’appuyer sur un banc bien fourni dans le domaine offensif, notamment avec Kevin Monnet-Paquet et Aruna Dindane. |
| Tactique | La philosophie de jeu des deux formations est assez proche. Assurer l’assise défensive avant de se projeter vers l’avant. Le Paris Saint-Germain attache une grande importance à sa solidité défensive. Une entreprise à double tranchant puisque si le club de la capitale a enregistré de très bons résultats à l’extérieur durant la première moitié de la saison grâce à cela, il a aussi perdu pied à plusieurs reprises cette saison lorsque la réussite n’a pas été de son côté, comme face à Bordeaux ou Rennes. | L’arrivée de Daniel Leclercq à Lens a permis au club nordiste de se porter un peu plus librement vers le but adverse, profitant ainsi de la puissance de feu lensoise. La force de percussion de ses attaquants, notamment depuis l’arrivée de Loïc Rémy, confère un certain avantage offensif au RC Lens. En championnat, cela s’est traduit par une différence de sept buts entre la production offensive de chaque équipe, le PSG en ayant inscrit 27, contre 34 pour Lens. |
| Entraîneur | Malgré une saison très difficile en championnat, le Paris Saint-Germain est rarement passé à côté de ses grands rendez-vous, même si les résultats n’ont pas toujours été présents. La dernière défaite à Lyon (2-4) illustre parfaitement la capacité du club de la capitale à élever son niveau de jeu et c’est le type de prestation qu’il faudra attendre du PSG lors de la finale de la Coupe de la Ligue. Au cours de sa carrière de joueur, Paul Le Guen s’était fait une spécialité des coupes, remportant six des sept finales auxquelles il a participé avec le Paris Saint-Germain (trois Coupe de France, deux Coupes de la Ligue et une Coupe des coupes). Il possède l’expérience et le discours pour permettre à sa formation d’être au rendez-vous ce soir. | Le profil du technicien lensois apparaît assez similaire à celui du Parisien. Habitué des finales durant sa carrière de joueur, même si celles-ci ne connurent pas toujours une issue heureuse, Jean-Pierre Papin prépare sa première finale en tant qu’entraîneur. Son expérience est plus limitée que celle de Paul Le Guen, qui possède tout de même trois titres de champion de France à son actif (obtenus à la tête de Lyon), mais il peut s’appuyer sur Daniel Leclercq qui a déjà mené le RC Lens vers un titre de champion (1998), une finale perdue de Coupe de France (1998) et une victoire en Coupe de la Ligue (1999). L’association de ces deux regards pourrait permettre au club artésien de prendre le dessus en cours de rencontre, selon le cours des événements. |