Une patience récompensée
Un club en rupture
Alain Cayzac démissionne de la présidence du PSG
Un PSG secoué dans la course au maintien
Le PSG dans l’attente
Une large palette de sanctions contre le PSG
Il ne compte qu’une dizaine de matchs en Ligue 1, mais semble déjà être la nouvelle star du Paris Saint-Germain. Auteur de son premier but au sein de l’élite dimanche dernier à Nice (1-2), David N’Gog gagne progressivement en notoriété, au point d’apparaître aujourd’hui comme le jeune Parisien le plus en vue cette saison, malgré les cinq titularisations consécutives de Granddi Ngoyi et Loris Arnaud, ou encore le capitanat de Mamadou Sakho à Valenciennes puis face à Lyon. Mais un physique plutôt filiforme (1m90 pour 76kg) et un style de jeu rappelant par instant David Trezeguet ont rapidement placé ce jeune attaquant de 18 ans, formé au PSG, sur le devant de la scène. D’autant plus que son impact sur le jeu parisien gagne en importance lors de chacune de ses sorties.
De la profondeur dans le jeu
S’appuyant sur une belle capacité d’accélération, David N’Gog se plaît à partir de loin. Il est ainsi vu de plus en plus régulièrement en train de décrocher pour venir chercher le ballon auprès de ses milieux de terrain, ou même sur les ailes. Une caractéristique qui avait poussé Paul Le Guen à l’essayer en premier lieu dans un couloir. "Je peux jouer aussi bien en attaque que sur les côtés. Cela me convient aussi parfaitement, du moment que je peux apporter à l’équipe" explique simplement le champion de France des moins de 18 ans en 2006 avec le Paris Saint-Germain. Cela ressemble même à une bénédiction pour le club de la capitale, qui se cherche un véritable volume de jeu devant depuis le début de la saison, comme orphelin de l’impact engendré par l’arrivée de Peguy Luyindula l’hiver dernier.
Dimanche à Nice, le jeune avant-centre parisien a également affiché une profondeur de jeu particulièrement intéressante pour son équipe. Mais en plus d’appels dans le dos de la défense, il a affiché une technique et une qualité de dribble lui permettant aussi de tenir le ballon dans la surface de réparation pour permettre à son milieu de terrain de monter ou de récupérer un service en retrait. Un véritable point d’appui au cœur de la défense adverse, il pourrait même être le principal allié du Portugais Pauleta pour que celui-ci retrouve une place de titulaire, tant leur complémentarité semble afficher des signes d’une efficacité redoutable.
Un talent de finisseur
"Nous sommes assez complémentaires. Lui, c’est un renard des surfaces. Moi, j’arrive à décrocher pour lui remettre des ballons. On s’entend vraiment très bien, à la fois dans la vie et sur le terrain" admettait le numéro 14 du Paris Saint-Germain dans les couloirs du Parc des Princes à l’issue du match nul contre Nancy (0-0) le 10 novembre dernier. Une rencontre qui avait vu les deux joueurs alignés côte à côte au coup d’envoi pour seulement la troisième fois cette saison, l’association des deux avant-centres ne figurant que rarement dans les plans de Paul Le Guen. Le jeune parisien semble au contraire supplanter progressivement son aîné.
Titulaire lors des deux dernières journées, David N’Gog s’impose même tout doucement comme la pierre angulaire offensive du rajeunissement du PSG mis en place par Paul Le Guen. Car l’équipe-type mise en place par l’ancien entraîneur de l’OL commence à trouver ses marques et à développer du jeu. Mais elle peine encore à créer le danger à répétition devant le but adverse. Justement le domaine de prédilection du jeune avant-centre, qui a démontré son réalisme avec une reprise de volée terminant au fond des filets à Nice. "Je suis jeune, je n’ai rien à perdre" concédait-il au début du mois. Il a en revanche tout à gagner. Surtout s’il parvient à insuffler un nouvel allant offensif à un PSG qui cherche à présent à se sortir de la zone de relégation dans laquelle il est tombé après sa défaite dimanche dernier.
Pour aller plus loin
La jeunesse intouchable du PSG
L’avenir du PSG repose-t-il sur les épaules d’un jeune de 18 ans ?
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |