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Réagir. Le message après la défaite face à Rennes (0-2), mais aussi et surtout depuis plusieurs semaines, se retrouve sur toutes les lèvres parisiennes. "Nous devons continuer de travailler pour réagir. Il ne faut pas baisser la tête", confie Pedro Pauleta, relayé par son entraîneur, Paul Le Guen qui explique qu’il "faut maintenant trouver les ressources nécessaires pour gagner au Parc, samedi face à Valenciennes". La situation du Paris Saint-Germain apparaît désormais critique, avec une 17e place au classement et une avance sur le premier relégable, Sochaux, qui se réduit à une différence de but moins négative. "Nous sommes dans la même situation, au classement, que la saison dernière. Cela va être plus dur pour s’en sortir, mais nous allons nous accrocher", lâche Sylvain Armand.
S’accrocher. Voici le deuxième mot d’ordre au Camp des Loges. "Nous devons nous accrocher jusqu’au bout. Si nous lâchons maintenant, nous allons tout droit en Ligue 2" reconnaissait Bernard Mendy à la sortie du terrain hier en début de soirée. Et répétait, comme pour s’en convaincre, que "la fin de saison va être difficile, mais nous allons nous accrocher tous ensemble". L’admission d’un mal représente bien souvent le début du remède. Reste que la capacité de réaction du PSG n’a pas transpiré hier soir sur la pelouse du Stade de la route de Lorient. Loin de là. Pour autant, le groupe parisien ne laisse pas transpirer de désunion. "Évidemment nos inquiétudes sont plus grandes, mais les joueurs ne sont pas abattus", confirme ainsi Paul Le Guen.
Absence d’animation offensive
"En première période nous étions bien en place et puis nous prenons ce but juste avant la pause qui change tout", analyse Pauleta. Ce "bien en place" récurrent dans les bouches parisiennes illustre la solidarité et la discipline de l’effectif du PSG. Une attitude qui a permis au club de la capitale de connaître une excellente première moitié de saison à l’extérieur, avec une formation compacte très difficile à prendre en défaut. Mais le peu de confiance qui animait l’équipe à cette époque semble s’être envolé depuis. "Quand rien ne va, il ne faut pas grand-chose pour dériver" concède Sylvain Armand. "Après l’ouverture du score nous avons perdu notre organisation comme face à Bordeaux" regrette d’ailleurs Paul Le Guen.
Sans l’assurance que lui procurait auparavant la solidité de son assise défensive, le PSG éprouve les pires difficultés pour engranger des points. Sa dernière victoire en championnat remonte ainsi au mois de janvier et la visite du FC Metz au Parc des Princes (3-0). Privé de son maître à jouer, Jérôme Rothen, face à Rennes hier, le club de la capitale n’a pas su faire preuve de fluidité dans son jeu et se projeter, rapidement ou non, vers l’avant, même si l’entrée de David N’Gog a semblé apporter une amélioration sur ce point. Très statiques, les Parisiens ont ainsi régulièrement multiplié les touches de balles avant de servir un coéquipier, la plupart du temps par une passe latérale ou en retrait. Difficile dans ces conditions de se montrer menaçant devant le but adverse, ce qu’avouait volontiers Paul Le Guen à l’issue de la rencontre. "Face à une équipe qui possède un gros potentiel et des qualités athlétiques, que nous n’avons pas forcément, il était difficile de trouver la faille et de remonter au score." Il faudra pourtant trouver rapidement une animation offensive pour ne pas déchanter dans dix journées.
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