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En toute sérénité, l’équipe de France a relevé son premier défi depuis les changements opérés à sa tête, gagner à Murrayfield (27-6). Les Écossais, joueurs et volontaires ont tenté de bousculer un XV de France expérimental, mais leur entreprise a échoué. Les Bleus ont ainsi fait preuve d’une sérénité et d’une maturité étonnantes au vu de leur manque d’expérience et de repères collectifs. Tout n’a pas été parfait et le jeu comme les enchaînements sont largement perfectibles, mais la première sortie de la nouvelle version de l’équipe de France n’a pas été décevante. Offensivement réalistes, les Bleus ont également réalisé une belle performance défensive, conservant leur en-but inviolé malgré une fin de rencontre au cours de laquelle les Écossais ont pris davantage d’initiatives pour sauver l’honneur.
Profiter des erreurs adverses
Les Français ont construit leur victoire en ne laissant pas respirer leurs adversaires, s’acharnant à ralentir leur jeu, et surtout à réduire au maximum les solutions pour les Britanniques. Une tactique qui a payé puisque ces derniers ont peu à peu ralenti leur rythme, ne réussissant que par bribes à mettre de la vitesse et de la surprise dans leurs actions. Mis sous pression, ils ont commis beaucoup d’erreurs, notamment dans le dernier geste, et n’ont concrétisé leur temps forts que sur les rares pénalités concédées par les Tricolores.
Côté tricolore, Marc Liévremont et ses adjoints avaient demandé de l’implication et du jeu dans le match, ils ont été écouté par une formation concernée qui a constamment tenté tout au long de la rencontre. Surtout, les joueurs de l’équipe de France ont fait preuve d’un sérieux et d’un réalisme très intéressants. Quasiment chacune de leurs bonnes phases en début de première période a été concrétisée au tableau d’affichage, seuls deux ratés de Jean-Baptiste Elissalde et des mauvais choix dans le jeu au pied venant gréver un bilan positif du XV de France.
Faire le jeu
Et si les Tricolores ont profité des erreurs et du manque de constance de l’Écosse, ils ne se sont pas contentés d’attendre que les points tombent dans leur escarcelle. La percussion de Vincent Clerc, auteur de deux essais cet après-midi à Murrayfield, et son entente avec Cédric Heymans, ont éclairé le jeu français, notamment en deuxième période au cours de laquelle les Écossais ont davantage tenté mais ont baissé de ton physiquement. Julien Malzieu a également apporté sa pierre à l’édifice, non seulement grâce à son essai, mais aussi par sa pointe de vitesse et ses tentatives de débordement. Séduisant, le jeu des Français demande encore à gagner en cohésion, mais les premiers pas de l’équipe rajeunie et renouvelée par Marc Liévremont ont été plus qu’intéressants, d’autant plus que la marge de progression est encore grande. Les Bleus ont désormais conscience de leur potentiel et pourront travailler encore plus sereinement pour préparer leur deuxième test face à des Irlandais revanchards.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |