Ribéry apprécie la liberté
Trezeguet soutenu par ses coéquipiers
Une leçon d’application défensive
Victoire intéressante de la France
La combativité prime en équipe de France
Domenech joue l’ouverture
Si l’équipe de France est repartie de Malaga avec une défaite, elle a également rapporté d’Espagne quelques certitudes. Celles d’une formation qui s’est montrée globalement solide face à un adversaire remuant et technique, et n’a pris qu’un but, sur coup de pied arrêté. Sa tendance à subir le jeu pendant une grande partie de la rencontre a pourtant rendu la tâche de l’arrière-garde tricolore plus compliquée. Mais sous pression, cette dernière a bien tenu le choc, et les revenants, comme ceux actuellement en difficulté dans leur club, ont réalisé une partie très solide. Grégory Coupet, après pratiquement six mois d’absence en bleu, a ainsi été bien inspiré sur ses sorties, réalisant même quelques arrêts décisifs (21e et 89e). Le portier lyonnais a vite retrouvé ses repères dans les cages tricolores, bien suppléé par sa défense.
Un bloc compact
Grâce au soutien régulier des milieux récupérateurs, prompts à redescendre d’un cran, la défense française n’a laissé que peu d’espaces aux attaquants espagnols dans ses trente derniers mètres. Dans les couloirs comme dans l’axe, les Ibères ont eu du mal à franchir le dernier rideau, notamment grâce à un Lilian Thuram particulièrement actif durant toute la mi-temps qu’il a disputée. Loin de se concentrer uniquement sur son rôle de défenseur central, le recordman de sélections en équipe de France a prouvé qu’il avait encore assez d’énergie pour couvrir une large zone de terrain. Il n’a pas été rare de le voir prendre ses responsabilités sur le côté droit de la défense tricolore, notamment pour stopper un Fernando Torres particulièrement remuant durant les 25 minutes qu’il a passées sur le terrain.
Lilian Thuram s’est montré très autoritaire dans ses interventions et n’a laissé passer que peu de choses, profitant qui plus est d’une entente toujours aussi intéressant avec William Gallas. Julien Escudé, qui l’a remplacé à la mi-temps, n’a pas offert aux Bleus une couverture aussi large, mais l’ancien Rennais s’est montré tout aussi solide que son aîné, apportant même une dose offensive supplémentaire au jeu tricolore sur les coups de pied arrêté, où son jeu de tête a fait merveille, notamment à la 73e minute, obligeant Iniesta à sauver les siens sur sa ligne.
Un manque d’esprit offensif
La touche offensive des défenseurs s’est toutefois réduite à peau de chagrin. La configuration de l’équipe de France, très reculée, a souvent contraint les membres de l’arrière-garde tricolore à rester tranquillement à leur poste sans chercher à avancer. Les latéraux sont ainsi restés très sages dans leur couloir. Si le jeu français a fortement penché à gauche offensivement, notamment en première période, c’est davantage sous l’impulsion de Florent Malouda, voire de Nicolas Anelka ou de Thierry Henry qui ont quitté l’axe que la France a construit son animation offensive. Éric Abidal n’a eu que peu d’occasions de s’avancer dans la moitié de terrain adverse. Côté droit, les Bleus attendaient beaucoup du retour de Willy Sagnol, notamment pour sa qualité de centre. Le Munichois n’a pas déçu, mais a mis du temps à trouver le bon tempo.
Son entente avec Jérémy Toulalan, titularisé côté droit en l’absence de Sydney Govou, forfait de dernière minute, a pris quelques dizaines de minutes a véritablement se mettre en place. Sans automatisme, les deux hommes ont parfois eu du mal à combiner. Ce n’est finalement qu’en fin de rencontre, alors que toute l’équipe semblait décidée à aller davantage vers l’avant que Willy Sagnol a pu se montrer plus audacieux et se laisser aller à quelques montées. Ces dernières ont aussitôt été fructueuses, puisque c’est sur l’une d’entre elle que l’ancien Monégasque a distillé un superbe centre pour Karim Benzema qui, à son tour, a trouvé la barre transversale (89e). La rentrée des Tricolores n’a pas été parfaite, mais elle a confirmé qu’ils formaient un groupe compact et difficile à percer. Ne leur reste plus désormais qu’à ajouter une petite dose d’audace supplémentaire.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |