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La seule chose que les Bleus auront à craindre demain face aux Îles Féroé, c’est eux-mêmes. Ou les conditions qui accompagnent ce déplacement à l’extrême nord de l’Europe. En conférence de presse au début de la semaine, le sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech, est revenu sur le match qu’il avait dirigé il y a trois ans aux Îles Féroé. "Cela avait été catastrophique à tous les niveaux. On était à la rue ! Et pour compléter le décor, le jour du match, il y avait un soleil rasant et c’était un après-midi froid", se souvient-il. Les Bleus l’avaient finalement emporté deux buts à zéro, mais que la victoire avait été difficile à acquérir, Djibril Cissé profitant largement d’une position de hors-jeu sur le deuxième but.
Comme le souligne Raymond Domenech, cette fois-ci, "il n’y aura pas de surprise. Les joueurs savent que le terrain n’est pas aussi beau que celui du Stade de France, que la pelouse y est moins bonne et que le temps n’y est généralement pas extra". Et si le sélectionneur insiste sur ses conditions parasportives, c’est parce qu’il sait que si délicates qu’elles soient, elles peuvent affecter le jeu des Bleus. L’environnement semble donc être la principale arme des Îles Féroé face à la France.
La moitié du groupe joue dans la capitale
Car sur le plan du jeu, les Bleus n’ont rien à craindre. Les Scandinaves se morfondent dans le bas du classement avec aucune victoire en neuf matchs disputés. Pire, ils abordent leur dixième rencontre avec un zéro pointé ! Les joueurs de l’Atlantique nord ont cependant failli créer une belle sensation au mois de juin, lorsque les champions du monde italiens sont venus. Menés deux buts à zéro, les locaux avaient alors poussé en fin de rencontre, réduisant le score et manquant même l’égalisation de peu lorsque Christian Lamhauge Holst voyait son tir arrêté par Gianluigi Buffon.
Incontestablement, ce groupe insulaire manque d’expérience au plus haut niveau. Dix des 20 joueurs convoqués contre la France jouent pour une équipe de la capitale de l’île, Tórshavn. Les plus talentueux évoluent dans le championnat danois comme les défenseurs Jón Rói Jacobsen et Súni Olsen qui portent les couleurs du BK Aalborg. Particularité étonnante, le sélectionneur a convoqué plus d’attaquants que de défenseurs ou de milieux de terrain. Mais avec trois buts inscrits pour 29 encaissés, la France n’a pas grand-chose à craindre du dernier du Groupe B. La Géorgie avant dernière du groupe est même venue s’y imposer six buts à zéro. L’occasion est donc belle pour les Bleus de se rassurer.
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