vendredi 16 mai 2008




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Open d’Australie
Désespoir féminin
La Page des Sports - Le 18 janvier 2008

Au contraire de leurs homologues masculins, qui brillent par leur présence en huitièmes de finale de l’Open d’Australie, les Françaises n’ont pas hissé une seule représentante en deuxième semaine. Mais les contre-performances n’ont pas été si nombreuses, certaines joueuses ayant tout simplement eu devant elles un obstacle trop difficile à surmonter.


Aucune Française ne sera en huitièmes de finale de l’Open d’Australie. Pourtant, les espoirs étaient grands. Sur la lancée d’une saison 2007 particulièrement glorieuse, Marion Bartoli incarnait la principale chance de la délégation tricolore. D’autant plus que se profilait devant elle un tableau très ouvert. De son côté, malgré quelques mois difficiles, Amélie Mauresmo se voulait non pas ambitieuse mais volontaire. Quant à Aravane Rezaï, elle restait sur une finale face à Lindsay Davenport à Auckland. À l’arrivée, aucune d’entre elles n’aura le loisir de rester à Melbourne pour la deuxième semaine alors que chez les hommes, Richard Gasquet, Jo-Wilfried Tsonga et Paul-Henri Mathieu verront les huitièmes de finale.

Les chefs de file à la traîne

Si certaines n’ont pas été gâtées par le tirage au sort, comme Camille Pin, opposée à Venus Williams dès le deuxième tour du tournoi, ou Virginie Razzano, qui a dû faire face aujourd’hui à Jelena Jankovic, numéro trois mondiale, d’autres ne sont tout simplement pas apparues prêtes, à l’image de la tête d’affiche de la délégation tricolore féminine, Marion Bartoli, ou sa représentante la plus emblématique, Amélie Mauresmo. La première est tombée sous les coups de Sofia Arvidsson (7/5, 1/6, 6/1).

Quant à la deuxième, elle a soufflé le chaud et le froid durant son tournoi, son manque de sensations comme de confiance se répercutant avec force dans son jeu. Lors de son deuxième tour, elle a ainsi attendu d’être menée d’un set pour se montrer agressive et renverser la tendance. Aujourd’hui encore, face à l’Australienne Casey Dellacqua (6/3, 4/6, 4/6), l’irrégularité de l’ancienne numéro un mondiale, auteur de 43 fautes directes et incapable de s’appuyer sur une première balle performante, a été la principale raison de son élimination.

De l’espoir

Le constat d’échec est difficile même s’il ne faut pas noircir outre-mesure le tableau. En premier lieu parce que la saison ne fait que commencer et que la marge de progression est grande. Ensuite parce que malgré ce bilan peu élogieux pour les Françaises, certaines ont démontré de belles choses cette semaine. Il en va ainsi de la jeune Alizé Cornet qui a résisté à Daniela Hantuchova (4/5, 6/2). Ou de Virginie Razzano qui a poussé Jelena Jankovic dans ses derniers retranchements pour se hisser en huitièmes de finale (6/2, 4/6, 6/1). Ou encore d’Aravane Rezaï qui a elle aussi sorti son épingle du jeu en réalisant deux premiers tours très encourageants, au point de donner des idées au capitaine de Fed Cup, George Goven qui annoncera la sélection française pour disputer le premier tour de la compétition en Chine, mardi.

La tâche de ce dernier ne s’annonce d’ailleurs pas facile. Amélie Mauresmo et Marion Bartoli ont d’ores et déjà annoncé qu’elles ne seraient pas présentes. Tatiana Golovin n’est guère en forme et les joueuses ne cessent de signifier leur manque de motivation pour ce long voyage en Asie. Mais à toute chose malheur est bon. Si les Françaises ont démontré un jeu inégal et pas toujours rassurant, elles ont maintenant du temps pour l’améliorer et se mettre en place avant leur départ en Chine.

Marie Ange Kostoff

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