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Sur les quatre buts encaissés par le Milan AC depuis le début de la saison, toutes compétitions confondues, trois proviennent directement la responsabilité de Dida. Telle est la terrible vérité qui marque les premiers pas des Milanais dans l’exercice 2007/2008. Nelson Dida entame sa sixième saison en tant que gardien des buts milanais, malgré deux saisons au club, précédemment, sans quasiment jouer. Pourtant, le portier brésilien reste très apprécié de San Siro et des supporters du Milan AC qui n’ont pas oublié ses prestations exceptionnelles au début de son ère milanaise.
En effet, dire que le Brésilien est l’un des grands artisans du succès en Ligue des champions en 2003 du club lombard est loin d’être inapproprié. Les attaquants de l’Inter Milan et de l’Ajax Amsterdam, respectivement adversaires en demi-finale et en quart de finale de la compétition, peuvent encore en témoigner. L’ancien de l’Ajax, Wesley Sneidjer, avait alors peut-être réussi l’un de ses plus beaux coups francs, mais Dida avait sorti l’un de ses plus impressionnants arrêts, allant nettoyer son équerre gauche pour l’occasion.
Des erreurs allant crescendo
Les qualités du gardien du Milan AC ne sont donc pas à remettre en cause tant il a de nombreuses fois prouvé, par le passé, l’efficacité de sa détente interminable et de son rapide déplacement sur sa ligne de but. Mais depuis déjà quelques années, les bourdes et les approximations ont fait irruption dans le jeu du portier auriverde. Lors de la saison 2005/2006, une bévue face à la Sampdoria (2-2) lui avait valu les remontrances de Carlo Ancelotti. "Bien sûr, s’il continue à jouer comme ça, cela deviendra un problème. Pour lui et pour nous".
Et les matchs n’ont pas été en s’arrangeant, puisque ce qui était d’abord des erreurs par intermittence, est devenu un problème assez récurrent. Pire celui qui avait habitué les supporters à toujours répondre présent dans les grands rendez-vous, a prouvé la saison dernière contre Manchester, en demi-finale de Ligue des champions (3-2), que ses égarements envahissaient le terrain européen. Sur les trois buts encaissés ce soir là, deux sont à mettre au crédit de Dida, qui pouvait alors remercier ses coéquipiers de leurs talents au match retour (3-0).
Les conséquences pourraient devenir dramatiques
Cette saison, les prestations de Dida sont particulièrement catastrophiques et sa responsabilité sur les trois quarts des buts encaissés par le Milan est, pour le moins, inquiétante. En effet, en Supercoupe d’Europe contre le FC Séville, un semblant de sortie permettait aux Andalous d’ouvrir le score. Ce week-end contre Sienne en championnat, sur une frappe pourtant anodine, Dida n’a pas su capter le ballon qui lui a alors rebondit sur le ventre permettant à l’attaquant adverse de pousser le ballon dans le but.
Le gardien milanais est, pour l’instant, soutenu par l’ensemble de ses partenaires. "Dida a réalisé de grandes rencontres la saison passée, on fait tous des erreurs, les gardiens de buts ou les attaquants. Il sait que nous avons tous confiance en lui " confiait Filippo Inzaghi à la fin de la rencontre. Mais cette confiance pourrait s’estomper si les bourdes de Dida venaient à avoir des conséquences plus dramatiques. Encore hier, en Ligue des champions, le gardien du Milan AC n’est pas exempt de tout reproche sur le but du Benfica. À Milan, les gaffes de Dida sont devenues habituelles et ont leur a même attribué un nom les "didada", mais les dirigeants milanais, ainsi que le public, risquent de vite se lasser si ces dernières se perpétuent. Et influencent les résultats du club lombard.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |