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Deux petits tours et puis s’en va. C’est désormais un refrain connu de Marat Safin. Pas une seule fois cette saison, il n’a réussi à aller plus loin que le troisième tour d’un tournoi du Grand Chelem. L’US Open n’a pas fait exception. Peu rassuré par les premières dates de sa tournée américaine qui n’avaient été guère concluantes, l’ancien numéro un mondial est une nouvelle fois sorti par la petite porte, vaincu par Stanislas Wawrinka en trois petits sets (6/3, 6/3, 6/3). Pris par la puissance et les accélérations long de ligne du Suisse, le Russe a, comme souvent depuis plusieurs mois, davantage brillé par ses fautes directes en pagaille, 51 en moins de deux heures de jeu, que par les coups de génie dont il est capable.
Depuis sa blessure au genou, le tsar n’est plus lui-même. Il ne parvient plus à accumuler les matchs solides ni à trouver une certaine régularité dans son jeu. Pire, il n’arrive plus à s’installer dans le court et à mettre en place un jeu qui avait pourtant fait sa gloire. Avec seulement 72 coups gagnants face à Wawrinka, soit plus d’un quart de moins que son adversaire, le Russe semble retomber peu à peu dans l’anonymat. Celui d’un joueur qui peine à rester dans les cinquante du monde, et qui ne fait plus peur à personne. Contrairement à Dinara Safina.
Safina prend la relève
Arrivée en 2002, dans l’ombre de son grand frère, c’est aujourd’hui elle qui éclipse Marat Safin par ses performances. À la voir se balader sur les courts de Flushing Meadows, la jeune Russe a pris le relais et pourrait bien créer quelques surprises dans le circuit féminin. En léger retrait par rapport à une saison 2006 flamboyante durant laquelle elle avait atteint le Top 10 du classement WTA après deux quarts de finale en Grand Chelem, Dinara Safina termine cependant l’année 2007 en force, à l’image de son US Open. Certes opposée à des adversaires largement à sa portée, elle a pris soin de tranquillement poser ses marques sur une surface qui n’est pas celle où elle s’exprime le mieux. Sérieuse au service, elle cherche surtout à s’appliquer dans son jeu.
Loin des coups de sang de son frère, elle se concentre davantage à garder la balle dans le court et à miser sur sa précision pour ne pas laisser filer les opportunités de prendre ses adversaires à la gorge. Peut-être moins flamboyante que son glorieux aîné, elle se montre d’une efficacité plus redoutable. C’est toutefois une petite étincelle supplémentaire qui lui faudra allumer face à Justine Hénin en huitième de finale. Jamais battue par Dinara Safina, la Belge se présente comme la grande favorite de la rencontre. La puissance de la Russe face à la technique et à la mobilité de la numéro un mondiale. Le duel semble déséquilibré. Mais il ne faut jamais vendre la peau d’un Safin avant de l’avoir battu. Les victoires de Marat à l’Australian Open 2004, ses batailles à Roland-Garros, la même année, ont déjà montré la force de caractère des membres de la famille…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |