Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
La mauvaise passe de l’OM
L’OM va bien. Revenu en championnat dans la course à la Ligue des champions, le club phocéen se montre pratiquement irrésistible, agrégeant ses victoires d’un jeu de plus en plus fluide et attrayant. Une situation qui bénéficie particulièrement à l’ancien avant-centre de Liverpool, Djibril Cissé, qui rivalise d’efficacité depuis le début de l’année 2008 avec déjà dix buts à son actif, toutes compétitions confondus. "Ça va beaucoup mieux" admet-il d’ailleurs, soulagé d’être sorti de la période creuse que fut la première moitié de la saison.
Si la finition n’est pas encore toujours au rendez-vous, à l’image des deux derniers matchs face à Auxerre et Toulouse, la fluidité retrouvée dans la construction phocéenne lui permet d’évoluer dans une position qui lui sied parfaitement. Entouré par une équipe appliquant une forte pression sur l’équipe adverse et écartant généreusement le jeu sur les ailes, une conséquence de l’éclosion de Mathieu Valbuena sur le flanc droit et du retour progressif de Mamadou Niang sur le côté gauche, l’ancien Auxerrois n’éprouve plus la nécessité de redescendre chercher des ballons dans l’entrejeu et peut ainsi se concentrer sur son travail devant le but adverse. Et les occasions tendent à se multiplier.
Une association efficace
"On voit que les milieux de terrain combinent bien avec les attaquants. Les latéraux prennent l’ascendant sur les attaquants adverses. Il y a eu également beaucoup de centres. Forcément ça donne du beau jeu et ça ramène des points" expliquait-il après la victoire sur Auxerre (2-1) samedi soir. Plus présent dans la surface et plus à-même de jouer dans la profondeur, Djibril Cissé retrouve progressivement son niveau d’attaquant international. Mais l’élément le plus important de ce retour en forme pourrait bien résider dans son association avec Mamadou Niang.
En concurrence durant la première partie de la saison pour l’unique poste d’avant-centre, les deux joueurs sont en train de retrouver leurs repères ensemble. Après la victoire à Nice (2-0) en février, Djibril Cissé savourait ainsi le retour de son compère en attaque. "Pour répondre à ceux qui doutaient de l’association Cissé-Niang, on a marqué un but chacun et on a fait une bonne prestation. Je pense que c’est de bon augure pour le futur." De quoi permettre à Eric Gerets d’aborder un peu plus sereinement le turn-over qu’il a instauré en raison du marathon actuel du mois de mars et de profiter d’une palette d’options tactiques accrue. Car si Djibril Cissé et Mamadou Niang s’épanouissent côte à côte, ils peuvent également se relayer à la pointe de l’attaque. Un beau casse-tête pour les défenses adverses.
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