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"Ce ne sont pas deux buts qui vont tout changer." Bafétimbi Gomis ne croyait pas pouvoir arracher une place parmi les 23, hier soir, au terme de la rencontre entre l’équipe de France et l’Équateur (2-0) lors de laquelle le Stéphanois a inscrit les deux premiers buts de sa carrière chez les Bleus. D’autant plus que Raymond Domenech avait laissé entendre que la première rencontre de préparation des Bleus avant l’Euro n’avait guère changé la liste qu’il avait dans son esprit. "Un joueur qui marque deux buts a fait un bon match, mais le jugement ne se base pas sur 45 minutes, mais sur six mois, un an" rappelait-il dans les colonnes de L’Équipe.
Visiblement, la prestation du meilleur buteur de l’AS Saint-Étienne face à l’Équateur n’a donc fait que le conforter dans ces attentes. Auteur de deux dernières saisons pleines, physiquement affûté et en pleine montée en puissance, Bafétimbi Gomis a convaincu le sélectionneur de lui laisser sa chance. Sa sélection n’est donc pas si surprenante au vu du rendement du jeune attaquant. Avec 16 buts inscrits durant l’exercice 2007/2008, il a pris les rênes de son destin pour disputer sa première grande compétition internationale.
Gomis au faîte de sa saison
Ses facultés à s’intégrer si facilement dans le dispositif de l’équipe de France ont également dû lui ouvrir un peu plus les portes du groupe. Bafétimbi Gomis a montré qu’il jouait au service du collectif et non l’inverse. Toujours très disponible pour ses coéquipiers, il a considérablement ouvert le jeu de l’équipe de France grâce à sa mobilité et la qualité de ses appels. Efficace pour se démarquer et proposer une solution aux ailiers, il a également fait preuve d’une technique redoutable, que ce soit dans son jeu ou sur ses deux buts.
Son réalisme et ses capacités à faire la différence sur un geste lui ont également été très favorables. Son profil différent de Nicolas Anelka en fait surtout un joueur complémentaire de l’attaquant de Chelsea, avec lequel le courant semble être particulièrement bien passé. Le jeu de l’équipe de France a parfois été critiqué pour son manque de surprise et d’innovation, la fraîcheur de Bafétimbi Gomis pourrait être l’occasion d’apporter un petit plus à l’attaque tricolore, notamment si le Stéphanois entre en cours de jeu à la place de Thierry Henry.
Peu de surprises
Mais Raymond Domenech ne s’en est pas tenu à cette seule surprise. Si Djibril Cissé a certainement payé son jeu trop similaire à celui de Nicolas Anelka et Thierry Henry, ainsi qu’une polyvalence moindre et une humeur parfois difficile sur le terrain, l’Olympique de Marseille pourra supporter son gardien, Steve Mandanda. L’ancien portier du Havre a visiblement convaincu le sélectionneur grâce à première saison en Ligue 1 particulièrement réussie, même si cette dernière a été plus compliquée sur la fin. Il bouleverse ainsi la hiérarchie établie depuis la Coupe du monde 2006, repoussant Mickaël Landreau, pas toujours très serein à Paris, hors de la liste.
L’OM peut également se satisfaire de la sélection de Samir Nasri, préféré à Hatem Ben Arfa. Le Lyonnais a payé un manque de rythme et de compétition entrevu hier soir à Grenoble, du fait de ces dernières semaines où il a très peu joué avec les septuples champions de France, ne se contentant que de bouts de matchs depuis la 26e journée et la fin du mois de février. Il fallait faire un choix, Raymond Domenech a pris les joueurs qui ont le mieux réussi cette saison et surtout qui formeront le collectif le plus solide et surtout le plus homogène.
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