Une défaite lensoise pour se relancer
Frédéric Déhu à la retraite
Loïc Rémy profite de l’hospitalité nordiste
Lens a de bons côtés
Lens remporte le derby contre Valenciennes
Julien Sablé - "Il faut sauver le club" (vidéo)
Lens semble avoir ouvert la porte de son chemin de croix, à Paris hier soir. Battu sur la pelouse du Parc par une équipe du PSG (3-0) qui n’a jamais autant douté à domicile de toute son histoire, le RCL affiche un visage aussi pâle que la couleur de son maillot. Le temps d’un match, Lens est devenu la seule formation cette saison à se faire manger par le club de la capitale dans son antre, après 20 journées de championnat. La statistique n’est qu’anecdotique, mais elle marque les esprits, autant que le faible niveau du jeu produit par les Sang et Or hier soir.
En quête d’un nouvel état d’esprit
Lens aux ambitions européennes en début de saison est à la place qui est la sienne. Difficile au regard de ce que les Sang et Or ont proposé hier soir de penser illégitime la position actuelle de relégable. En manque d’inspiration dans le jeu, absent défensivement sur les trois buts, en manque de ressource morale, la liste des défauts du groupe dirigé par Jean-Pierre Papin est longue. Le coach lensois appelait la presse hier soir après le match "à retenir le positif". La sortie dominicale des Sangs et Or n’incite guère à l’optimisme.
Daniel Leclercq, tout récemment nommé directeur technique du RCL, sait que son groupe a, avant tout, besoin de réconfort moral pour faire face à la très difficile deuxième moitié de championnat qui s’annonce. "Les joueurs doivent reconnaître l’échec pour avancer", a-t-il notamment concédé. Et le message semble déjà bien passer, puisque le milieu de terrain Julien Sablé compte sur le "druide" nordiste pour provoquer un choc psychologique au sein du groupe. "Ce que Daniel Leclercq cherche à amener pour l’instant, c’est un nouvel état d’esprit". C’est en tout cas pas hier soir que les premiers résultats ont pu se faire sentir.
Comment utiliser les couloirs ?
Cueillie à froid en début de deuxième mi-temps, la défense lensoise a fauté sur des erreurs de marquage étonnantes pour une équipe de Ligue 1. Une fébrilité et des lacunes d’autant plus béantes qu’en face, le Paris Saint-Germain ne semblait pas non plus dans un très grand soir, au vu des 45 premières minutes. À peine plus de trois actions en deuxième mi-temps pour trois buts. Si Jean-Pierre Papin estime que son équipe a "coulé à pic", elle a surtout manqué de prises d’initiative dans le jeu. Car si Paris n’a eu que trois véritables actions de but en seconde période, auxquelles il faut ajouter une barre suite à une tête d’Amara Diané en première mi-temps, Mickaël Landreau, a passé une soirée relativement tranquille.
Titularisé en pointe pour son premier match de championnat avec Lens, Toifilou Maoulida ne semble déjà pas être la solution offensive pour le RCL. Bien que soutenu par Abdoulrazek Boukari, l’ancien Auxerrois manque de vitesse sur chacune de ses prises de balle. Quand il ne fonce pas tête baissée avec le ballon, il temporise et oublie de servir ses coéquipiers, le manque de mouvement autour du porteur du ballon n’aidant pas. La fin de match lensoise, avec un Nadir Belhadj positionné plus haut dans son couloir gauche et un Seid Khiter très remuant et habile sur le flanc droit pourraient offrir un début de piste sur la solution à apporter. Le retour de Hilton derrière pour stabiliser une défense qui en a bien besoin, et la très bonne relation au milieu de terrain entre Nenad Kovacevic et Jonathan Lacourt devrait permettre à JPP d’armer une colonne vertébrale solide pour les prochains matchs. Reste à trouver la bonne recette sur les ailes.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |