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Le colosse nantais vacille légèrement sur son piédestal. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’il n’a pas des pieds d’argile. Défensivement en difficulté la saison passée en Ligue 1, disposant de la 17e arrière-garde la plus perméable, le FC Nantes a retrouvé une solidité indéniable. Avec seulement treize buts encaissés en 17 matchs, la défense nantaise ne laisse rien passer. Et si on exclut le trou noir à Boulogne où les Canaris ont sombré et ont encaissé quatre buts en une soirée, ces derniers n’ont vu trembler leurs filets plus d’une fois par match qu’à deux reprises. Pourtant, c’est une arrière-garde presque totalement remaniée qui évolue sur les terrains de Ligue 2 depuis le début de la saison. Mais si les premiers pas ont parfois été un peu difficiles, c’est aujourd’hui une défense quasiment imperméable qui se présente sur les pelouses de L2, soutenue qui plus est par un excellent Tony Heurtebis.
De la complémentarité
"On communique beaucoup, parfois un regard suffit" expliquait ainsi Yoann Poulard, le mois dernier dans Ouest-France. Les automatismes n’ont pas tardé à venir entre des joueurs qui ne se connaissaient pas. La régularité des performances ne s’est pas faite attendre. La complémentarité des défenseurs saute aux yeux, tout autant que leur tranquillité. Élémen clé de la défense nantaise, Jean-Jacques Pierre impose sa présence dans la surface grâce à sa puissance. Rugueux, parfois même à la limite de la légalité, il est quasiment indéboulonnable dans la zone de vérité. Très solide sur ses appuis, il impose à son vis-à-vis l’obligation de prendre des risques pour faire la différence et ne se livre jamais. Pas de fioritures dans son jeu, l’ancien joueur de Penarol reste sobre et avant tout efficace, en cherchant à faire le bon geste.
Son entente avec Yoann Poulard n’a d’ailleurs pas tardé à porter ses fruits, l’ancien Manceau misant avant tout sur ses qualités de couverture. "Jean-Jacques (Pierre) va plus au contact alors que moi, je me sers de mes grandes jambes pour rattraper les coups. On pense que je suis passé et je vous sors le grand compas" s’amuse-t-il. Difficile à prendre à défaut dans le jeu, les deux défenseurs axiaux se montrent qui plus est intraitables dans le domaine aérien.
Une relance efficace
Forts d’une charnière centrale bien en place, les Nantais disposent également de deux latéraux engagés dans la même dynamique que leurs coéquipiers. Si Olivier Thomas semble avoir légèrement baissé de régime à droite, notamment à Montpellier hier soir où il a été très sollicité par Nasser Ouadah, Rémi Maréval monte clairement en puissance à gauche. Très solide défensivement, il apporte également ce petit plus offensif indispensable au FC Nantes depuis quelques semaines. Sa qualité de relance comme sa vision du jeu lui permettent ainsi de lancer les contres.
À Montpellier, ce sont d’ailleurs Jean-Jacques Pierre et Rémi Maréval que l’on voyait souvent sortir de leur moitié de terrain pour imprimer un rythme plus élevé à l’attaque nantaise et tenter d’apporter le surnombre dans le camp adverse. Sans que cette percussion ne nuise à leur efficacité défensive. La formation nantaise a toujours quelques difficultés à se présenter en véritable bloc-équipe et laisse davantage d’espaces dans l’entrejeu. Mais elle peut toujours compter sur un dernier rideau bien en place, qui tient le coup même sous la tempête. Et hier soir à Montpellier (0-0), le vent soufflait fort…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |