Un lobbying original
Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
La nouvelle tant attendue est tombée. Albert Emon n’est plus, et c’est Éric Gerets qui le remplace à la tête et sur le banc de l’Olympique de Marseille. Comme souvent du côté de la Canebière, beaucoup de noms avaient été avancés comme ceux de Bruno Metsu, ou Didier Deschamps. C’est finalement l’entraîneur belge qui remporte la préférence de Pape Diouf, devant le refus des deux autres concurrents. Avant de s’installer sur le banc de touche, Éric Gerets a été joueur pourvu d’une carrière assez satisfaisante. Ancien capitaine de la sélection belge (86 sélections), il évoluait au poste de défenseur, où il s’illustrait par une rigueur et un placement, souvent, impeccable. Son parcours international est marqué par la participation à trois Coupes du monde en 1982, 1986, où il termine quatrième, et 1990.
La folle épopée néerlandaise
Il débute sa carrière au Standard de Liège en 1972 où il restera onze ans, remportant deux titres de champion de Belgique et la récompense individuelle de soulier d’or, soit meilleur joueur belge en 1982. Il tente, ensuite, l’aventure en Italie au Milan AC où il ne restera qu’une année, avant de rejoindre les Pays-Bas et le MVV Maastricht pour la même durée. En Hollande, il débute alors une grande histoire d’amour avec le PSV Eindhoven, où il reste sept saisons et gagne six titres de champion des Pays-Bas, ainsi qu’une Ligue des champions en 1988 avec le brassard de capitaine, avant d’y conclure sa carrière en 1992.
Il commence sa carrière d’entraîneur, tout légitimement, en Belgique au RFC Liège, avant de passer trois ans à Lierse (94-97), puis deux au FC Bruges (97-99). Il fait ses armes en tant que technicien, acquière davantage d’assurance devant ses hommes, et dans ses choix tactiques. Il remporte un titre de champion de Belgique avec ces deux dernières équipes, puis retourne dans le club de son cœur, le PSV Eindhoven, en espérant connaître autant de succès que lors de son passage en tant que joueur. Pari gagné, son bilan y est tout simplement exceptionnel : il remporte 72 victoires, contre 19 nuls et seulement 11 défaites en championnat en trois saisons, avec à la clé deux titres de champion des Pays-Bas.
Un style peu modifié
Sa renommée est faite, et toute l’Europe jette, désormais un œil sur ce petit coach belge qui semble faire des miracles. C’est Kaiserslautern qui parvient, finalement, à l’enrôler en 2002, mais son passage est très mitigé. Il est limogé en 2004 pour manque de résultats et s’engage avec Wolfsburg où il reste une saison avant de partir vers la Turquie et Galatasaray. Il remporte le championnat dès la première année, mais finit, seulement, troisième la saison d’après et s’en va malgré une année de contrat restante.
L’ambiance surchauffée des stades turcs permettront à Éric Gerets de n’être nullement impressionné par la pression existante à Marseille et au Vélodrome. Quelle que soit l’identité du nouvel entraîneur, l’OM avait, avant tout, besoin d’un nouveau souffle et de changer d’air. Éric Gerets est un technicien proche de ses hommes, et son caractère ne devrait pas être grandement différent de celui d’Albert Émon. Un travail dans la continuité donc, et les supporters marseillais doivent avoir en tête que le dernier belge venu en terre olympienne, Raymond Goethals, qui a eu Éric Gerets sous ses ordres au Standard, est reparti avec une Ligue des champions. Peut-être un signe…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |