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La victoire du FC Séville dans l’édition 2006/2007 de la Coupe UEFA pourrait se résumer aux exploits du gardien andalous, Andres Palop. Héroïque hier soir dans la série de tirs au but qui a scellé le succès des Sévillans, c’était déjà lui qui d’un coup de boule rageur, sur un corner, avait permis à son équipe de passer les huitièmes de finale de l’épreuve. Alors que son équipe était menée d’un but contre Donestk, il avait assuré lui même l’égalisation avant que Chevanton ne marque ensuite le but décisif.
Sur la pelouse bien trempée d’Hampden Park à Glasgow hier soir, outre la pléiade d’arrêts qu’il a assurée en première et en début de seconde période, il a sorti trois des quatre penalties qui lui ont été adressés à l’issue des prolongations. À 33 ans, l’heure de la consécration est arrivée pour ce gardien barré à Valence par Cañizares. En dépit de ses exploits à la fin de la rencontre, Palop a encaissé deux buts sur des frappes lointaines.
Exploits personnels
À la 28e minute de jeu, Riera hérite d’un bon ballon côté gauche. Il se sert de sa vitesse pour effacer Daniel Alves, repique au centre avant de décocher une frappe du droit. Détournée, la balle trompe le portier andalou qui s’inclinera à nouveau dans la deuxième mi-temps des prolongations. Alors que le sort semble avoir choisi l’Andalousie pour l’attribution de la Coupe, et contre le cours du jeu, le milieu catalan Jonatas profite d’un contre pour tenter sa chance de loin (115e). Opportuniste, il a signé un de ces buts de légende, marqué dans les grands matchs contre le cours du jeu.
Dès le début de la rencontre, les deux équipes espagnoles ont montré qu’elles souhaitaient en découdre au plus vite, même si les Catalans ont affirmé plus clairement leurs intentions. Bien en place, le FC Séville a vite compris que ce match pouvait être gagné sans prendre trop de risque, surtout après l’ouverture du score dès la 18e minute d’Adriano, à la suite d’un exploit personnel sur 50 mètres. Brillant au milieu de terrain, Poulsen a alors parfaitement su alterner le jeu court et le jeu long pour faire courir les Catalans derrière la balle, alors même qu’ils donnaient l’impression d’avoir l’ascendant sur la rencontre.
Une expulsion décisive
Malheureusement pour l’Espanyol Barcelone, jamais les coéquipiers de De La Peña n’ont pu véritablement profiter des velléités offensives des latéraux sévillans, Alves et David Garcia, très actifs sur leur côté. C’est d’ailleurs sur un contre, que les Catalans ont inscrit leur deuxième but. Au retour des vestiaires et malgré l’entrée en jeu de Navas pour remplacer un Maresca très décevant à la régulation du jeu andalous, la physionomie de la rencontre n’avait guère changé. Les Catalans toujours plus entreprenants ont continué de distiller des centres à ras de terre pour éviter les tours défensives sévillanes. En vain, Palop se chargeant de bloquer les tirs, suppléé à une reprise par sa barre sur une frappe de Riera (57e). L’expulsion de Moisés Hurtado suite à un second carton jaune a totalement changé la donne du match. Dès lors, les Sévillans ont totalement repris le contrôle du jeu, leur domination étant récompensée par un but de Kanouté, idéalement servi par Navas (105e). Palop s’est alors ensuite chargé de faire le reste dans la séance de tirs au but.
Grâce à ce succès, le FC Séville est le deuxième club de l’histoire de la Coupe de l’UEFA à conserver son trophée. Nul doute, que Kanouté et ses coéquipiers ne voudront pas trop célébrer le titre pour préparer au mieux la rencontre de championnat de ce week-end qui les oppose à La Corogne. À deux longueurs du Real Madrid, actuel leader de la Liga, le FC Séville pourrait même aller chercher un triplé en cas de victoire en finale de Coupe du roi contre Getafe le 23 juin prochain.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |