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Les Bleus optent pour la polyvalence
La pluie d’éloges ne se tarit pas. Après une saison pleine à Barcelone, Lionel Messi est plébiscité de toutes parts à l’aube de la finale de la Copa America contre le Brésil. Son bilan parle en effet pour lui. Au sein d’une sélection albiceleste qui s’est hissée en finale à l’issue d’un parcours sans faute, Messi a inscrit deux buts, une pluie de passes décisives, et a acquis le statut de titulaire indiscutable au sein de la sélection d’Alfio Basile.
Natif de Rosario, dans la Pampa argentine, et formé à Barcelone, le champion du monde des moins de vingt ans en 2005 n’en finit plus de surprendre. Du haut de ses vingt ans, il peut déjà se targuer d’être titulaire au Barça et en sélection argentine où ses accélérations et ses dribbles chaloupés font merveille. Outre cette vivacité qui rappellerait presque les débuts d’un certain Ronaldo, la pulga (la puce) est de plus en plus efficace devant le but adverse. Cette année, il a inscrit la bagatelle de 14 buts en 26 matchs de Liga avec Barcelone, dont un but d’anthologie face à Getafe en partant balle au pied du milieu de terrain.
Une précocité qui en rappelle d´autres
Au terme d’une saison qui pourrait se terminer en apothéose ce dimanche, Messi est devenu la coqueluche du football argentin. Après la demi-finale contre le Mexique, le quotidien sportif Olé titrait "Messico 86" en référence au mondial 1986 où Maradona porta l´Argentine vers le titre mondial. Chose rare, la presse brésilienne faisait de même et O Globo parlait de "chef d’œuvre" en référence au second but le l’attaquant gaucho.
Outre la presse et le public, Messi est aussi devenu une icône publicitaire. Les équipementiers sportifs et autres marques de sodas ont rapidement saisi le filon, les maillots floqués à son nom se vendent comme des petits pains, et le joueur apparaît sur la plupart des supports publicitaires. Une telle pression sur les épaules d’un joueur de vingt ans aurait de quoi en déstabiliser plus d’un. Mais le principal intéressé affiche une régularité impressionnante au plus haut niveau, même s’il prend des coups et qu’il n’a pas été épargné par les blessures. Avant la quart de finale de la Copa America joué contre le Pérou, le quotidien péruvien Líbero allait même jusqu´à titrer "tuez la puce".
Quoi qu’il en soit, le petit ailier argentin pourrait accrocher à son palmarès un premier titre majeur en sélection ce dimanche. L’équipe albiceleste paraît en effet armée pour l’emporter sur un Brésil amoindri et vaincre ainsi le signe indien. Cette victoire ferait définitivement passer Messi du statut d’étoile montante à celui de star confirmée du football mondial.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |