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Un paradoxe ou presque. La deuxième moitié de l’année 2007 avait vu le Paris Saint-Germain se muer en redoutable prédateur à l’extérieur, signant cinq succès et ne concédant qu’une seule défaite en neuf rencontres disputées loin du Parc des Princes, grâce à une défense particulièrement hermétique. Très bien en place, quitte à rivaliser de timidité par moment, le PSG n’a encaissé que quatre buts durant cette période et se construisait lentement une réputation de forteresse à l’échelle européenne. L’opposé de la situation actuelle. Si le club de la capitale n’a pas perdu ses vertus défensives, sa déroute à Bordeaux (0-3) a exposé une grande fébrilité.
À l’image de son déplacement à Marseille (1-2), la formation dirigée par Paul Le Guen a démontré hier soir une volonté de jouer durant la première demi-heure. Jusqu’au premier but adverse… "Dès que l’on a encaissé ce premier but, on s’est retrouvé en difficulté et on n’a pas eu les ressources à la fois physiques et mentales pour inverser la tendance face à une équipe qui est en confiance, sur une bonne dynamique, en tout cas meilleure que la nôtre" admettait l’entraîneur parisien. Premier club non-relégable, le PSG traverse une période de doute que n’efface pas la qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue. Le moindre grain de sable semble de nature à précipiter la chute parisienne.
"On a été puni"
Il n’a fallu que dix minutes à l’Olympique de Marseille, il y a deux semaines, pour inverser la tendance au Stade Vélodrome en inscrivant deux buts juste avant la mi-temps. À Bordeaux, si le PSG est sorti de son match après l’ouverture du score signée Wendel, c’est en début de seconde période qu’il a coulé sur deux gestes d’éclat du Brésilien. "On s’est désorganisé et dès le début de la deuxième mi-temps on a été puni" reconnaît Paul Le Guen. Du coup, l’éphémère période d’euphorie du mois de janvier commence à ressembler à un concours de circonstances.
Dans le sillage de l’Ivoirien Amara Diané, auteur de cinq buts, le Paris Saint-Germain avait largement disposé de Lens (3-0), Valenciennes (4-0) et Metz (3-0). Entre une certaine réussite offensive et la relative apathie de ses adversaires, le club de la capitale a démontré une amorce de fond de jeu de nature à rassurer quant à ses capacités à assurer le maintien en Ligue 1 en fin de saison. Mais le revers de la médaille luit aujourd’hui. Un peu plus portée vers l’avant mais incapable de prendre durablement le jeu à son compte, la formation parisienne s’expose un peu plus défensivement. Et face à des équipes en très grande forme – l’OM s’appuie actuellement sur une série de sept victoires consécutives au Vélodrome tandis que Bordeaux n’a perdu qu’une seule fois sur la scène hexagonale en trois mois – cette fébrilité accrue ne pardonne pas.
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