Hernandez fait durer la magie
Paris en première ligne des blessures
Marconnet, le pilier se consolide
Hernandez, pour le meilleur et pour le pire
Paris éliminé à son tour
Paris aura son nouveau stade
On vous a vu inquiet avant le début du championnat, êtes-vous soulagés après ce succès acquis face à Clermont (23-17) ?
Nous sommes très satisfaits de cette victoire, notamment par rapport à nos conditions de préparation. On savait que ça allait être difficile, on a un peu bricolé une équipe mais on a plutôt bien joué pendant 50 bonnes minutes. Après, les Clermontois nous ont imposé une intensité qu’on n’a pas su maîtriser dans les 30 dernières minutes, ils nous ont fait mal dans les affrontements, sur les ballons portés, sur les pick and go et on a progressivement perdu tout le monde. Ça a été très difficile. Quand devant, vous n’avez ni de Villiers, ni Marconnet ni Roncero, qu’en troisième ligne vous n’avez pas Rabadan, Taylor et Burban et que vous jouez avec deux trois joueurs très juste physiquement, il ne faut pas attendre de miracles.
Comment expliquez-vous les nombreuses fautes qui ont émaillé votre jeu ?
On fait deux à trois fois plus de fautes qu’eux. On a manqué de discipline mais les Clermontois nous ont aussi poussé à la faute en mettant de l’intensité dans le combat. On a manqué de lucidité sur des temps forts de leur part. Ça fait partie du jeu. Maintenant, on défend comme on peut quand on subit. On était bien en place pendant 65-70 minutes, après on a essayé de colmater les brèches comme on pouvait. On ne peut pas faire de miracles quand les joueurs sont épuisés physiquement et que les Clermontois nous imposent un combat pareil. Mais je ne suis pas surpris par ça.
Avez-vous été surpris par le volume de jeu des deux équipes ?
Je n’ai pas le temps effectif de jeu mais tous les joueurs se sont donnés à fond. À la 20e minute de la deuxième mi-temps, les joueurs ont explosé. On n’a pas pu proposer et imposer notre jeu comme on l’avait fait en première période, on a subi mais on s’est accroché au mental. Heureusement qu’on avait imposé notre jeu et marqué ces trois essais qui nous ont permis de contrôler notre avance. Et encore, on rate beaucoup d’occasions qui auraient pu nous mettre à l’abri. Mais ça promet ! Parce que si chez nous, il manquait une grosse dizaine de joueurs, à Clermont il leur manquait deux talonneurs qui ont fait la Coupe du monde et surtout Bonnaire et de Villiers. Ils vont être difficiles à jouer cette année… Mais c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens donc on attendra avant de tirer des bilans de nos prestations.
"Un manque d’automatismes"
Quels sont les points qui restent encore à travailler pour vos joueurs ?
On a en tête un nouveau projet de jeu à commencer par aller plus loin dans nos constructions offensives. J’ai été obligé de faire marche arrière ces derniers temps au vu des absences. Depuis deux mois et demi, on s’entraîne avec des juniors, donc je ne suis pas étonné qu’on ne soit pas encore au top et qu’on n’ait pas encore réussi à mettre ces nouvelles choses en place. Les 50 premières minutes ont toutefois été satisfaisantes et très agréables à voir : on a vu de belles prises d’intervalles et surtout de belles reprises offensives sans s’affoler. On a fait quelques petites fautes de main sur des ballons qui auraient pu être mieux exploités. Je ne pense pas que ce soit de la fébrilité mais plutôt un manque d’automatismes. J’ai tout fait pour qu’on ne se mette pas la pression, qu’on se prépare tranquillement.
Qu’avez-vous pensé de la prestation de Pascal Papé qui disputait sa première rencontre sous les couleurs du Stade Français ?
Il a été très présent pendant une grosse mi-temps, notamment sur le jeu aérien et les phases offensives. On n’est pas surpris, on sait que c’est un joueur de qualité. On peut surtout espérer qu’il augmentera encore son volume de jeu comme le reste de l’équipe avec l’arrivée d’un souffle nouveau et des joueurs absents. Mais bon, j’espère qu’il n’y aura pas d’autres blessés parce qu’on tire déjà la langue… On a du potentiel qui n’est pas là pour le moment mais avec 14 joueurs absents, on a une très bonne équipe B !
Justement, espérez-vous retrouver quelques éléments supplémentaires pour affronter Toulouse lors de la prochaine journée ?
J’en saurais plus lundi… Je ne pense pas que Pieter de Villiers sera sur pied. Il a 35 ans et s’est déchiré le mollet en équipe de France. Nicolas Jeanjean était K.O. mais je pense qu’il sera remis la semaine prochaine. Et puis j’espère que d’autres joueurs vont revenir : Ignacio Corleto, Juan Martin Hernandez, Goeffroy Messina, Stéphane Glas, Christophe Dominici,… on a une bonne équipe B en réserve ! Brian Liebenberg s’est blessé en fin de match. C’est dommage il a réussi une belle performance et il a vraiment apporté quelque chose : au poste de premier centre, il est capable de passer, de donner de rentrer… Il a une dextérité et une adresse qui fait que c’est un joueur important dans une ligne de trois-quarts. Mais il ne faut pas oublier qu’il n’a repris qu’en début de semaine, il a été arrêté pendant la préparation, à cause de problèmes au dos.
"L’attaque a repris le pas sur la défense"
Avez-vous été surpris par l’ambiance au Stade de France ?
Oui ! Les gens sont revenus au stade, donc ça montre que l’ambiance de la Coupe du monde n’est pas retombée. On aurait pu penser que le public aurait une overdose de rugby mais visiblement, ce n’est pas le cas ! Et puis il a été gâté par quatre essais, de belles envolées et un feu d’artifices. Maintenant, du point de vue du jeu, je ne pense pas qu’on puisse comparer, ce n’est pas le même niveau mais c’est intéressant de voir qu’aujourd’hui, les défenses n’ont pas pris le pas sur les attaques, contrairement à ce qui s’est passé durant les matchs à enjeux de la Coupe du monde. Mais attention, on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable. Le niveau n’est pas le même, la préparation non plus et parfois les brèches se créent parce que les mecs se déplacent moins vite. Il y a beaucoup de paramètres qui font qu’une défense se désagrège, mais les attaques ont bien joué pour provoquer cette situation.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |